Lancement de l’Observatoire Pyrénéen du changement climatique
Publié le 15 janvier 2010 à 08:40
Martin Malvy, président de la Communauté de Travail des Pyrénées (CTP) et l’explorateur Jean-Louis Etienne ont lancé le 14 janvier l’Observatoire Pyrénéen du changement climatique avec la première réunion du Conseil scientifique à l’Hôtel de Région Midi-Pyrénées.
L’explorateur s’est en effet associé au projet de la CTP en prenant la présidence du conseil scientifique de l’Observatoire.
Martin Malvy, président de la Communauté de Travail des Pyrénées (CTP) et l’explorateur Jean-Louis Etienne ont lancé le 14 janvier l’Observatoire Pyrénéen du changement climatique avec la première réunion du Conseil scientifique à l’Hôtel de Région Midi-Pyrénées.
L’explorateur s’est en effet associé au projet de la CTP en prenant la présidence du conseil scientifique de l’Observatoire. « En octobre dernier, j’avais proposé à mes homologues des 7 Régions françaises et espagnoles, ainsi qu'à la principauté d’Andorre, d’engager la CTP dans une nouvelle démarche résolument tournée vers le développement durable du massif et notamment la mise en place d’un Observatoire Pyrénéen du changement climatique. Aujourd’hui, avec Jean-Louis Etienne, l’Observatoire est une réalité » a déclaré Martin Malvy.
« Le changement climatique est là : les glaciers fondent - plus de 85% de la surface des glaciers pyrénéens ont disparu depuis 1850 - et les vendanges sont de plus en plus précoces – 15 jours en moyenne. Avec cet observatoire, il ne s’agit pas de créer un nouvel organisme, mais bien de mutualiser nos connaissances existantes pour l’avenir des Pyrénéens, et identifier celles manquantes pour préparer des adaptations » ont précisé Martin Malvy et Jean-Louis Etienne.
Composé d’un conseil scientifique réunissant 16 experts français et espagnols, L’Observatoire Pyrénéen du changement climatique aura pour objectif de mettre en commun des données sur le réchauffement climatique dans les Pyrénées pour mieux en suivre l’évolution et préparer l’adaptation des secteurs économiques.
« En plus de l’élaboration de recommandations par le conseil scientifique, nous avons un devoir d’information et de pédagogie vis-à-vis de nos concitoyens. Et parce que 50 à 70% des mesures pour lutter contre le changement climatique seront mises en place par les Régions - ce n’est pas moi qui le dit, c’est le Programme des Nations Unies pour le développement – nous trouverons des solutions locales adaptées aux besoins de nos territoires » a ajouté Martin Malvy.
Et Jean-Louis Etienne de conclure : « le réchauffement climatique peut être comparé à celui du corps humain. La Terre s’est réchauffée de 0,8° au cours du siècle dernier. Quand le corps humain monte à 37,8 ° c’est qu’il couve quelque chose. S’il atteint 39° c’est qu’il est malade. C’est la même chose pour la planète et nous ne pouvons pas attendre qu’elle tombe vraiment malade car nous ne savons pas la soigner ».