Lancement jeudi de l'Année polaire internationale sur fond de réchauffement

Par Bernard M.
Publié le 28 février 2007 à 13:33

L'Année polaire internationale (API, 2007 - 2008) qui s'ouvre jeudi à Paris permettra de braquer les projecteurs de la recherche sur les pôles, où les conséquences du réchauffement climatique commencent à se faire sentir avec des répercussions attendues pour l'ensemble de la planète.
50.000 chercheurs de 60 pays

Quelque 200 projets scientifiques seront suivis par plus de 50.000 chercheurs de 60 pays dans des domaines concernant la physique, la biologie ou les sociétés vivant sous les latitudes polaires.



Cette quatrième API -- le "plus important effort de recherche scientifique internationalement coordonné de ces 50 dernières années" selon les organisateurs -- est placée sous l'égide de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et du Conseil international pour la science (Icsu), et elle couvrira deux ans, jusqu'en mars 2009.



"Le permafrost, une autre forme de glace (sol gelé) qui influence près de 25% de la masse de terre de l'hémisphère nord, montre également une décomposition importante en raison du réchauffement climatique", soulignent-ils encore.



Il s'agira aussi de prendre la mesure des interactions entre les régions polaires et le reste du globe, en étudiant entre autres les processus engagés dans ces échanges (courants marins et atmosphériques...).



Les trois premières années polaires internationales se sont déroulées en 1882-1883, 1932-1933 et 1957-1958 (cette dernière sous le nom d'Année géophysique internationale).



Par rapport aux précédentes, cette nouvelle API a la particularité d'offrir "un programme plus vaste, incluant toutes les disciplines concernées, qu'elles relèvent des sciences naturelles comme sociales", a souligné dans un communiqué le directeur exécutif de l'Icsu, le Pr Thomas Rosswall.