Le BRGM présente ses dernières innovations à POLLUTEC
Publié le 28 novembre 2012 à 08:40
Retrouvez le BRGM, service géologique national, à POLLUTEC sur son stand interactif K111, Hall 4
Eau, sols pollués, déchets, monitoring environnemental et énergie : les écotechnologies au cœur de l’expertise du BRGM Labellisé « Institut Carnot » depuis 2006, le BRGM est un acteur pionnier de la recherche française pour le développement d’écotechnologies environnementales. C’est également un partenaire privilégié des entreprises, mobilisant ses moyens scientifiques et techniques pour la mise au point avec les services de R&D, de procédés, outils et services répondant à leurs besoins d’innovation. A Lyon, le BRGM présente des innovations sur 4 thématiques clés de Pollutec, à savoir l’eau, les sols pollués (prévention et remédiation des pollutions) et les déchets (recyclage et valorisation), le monitoring et la métrologie environnementale, l’énergie (géothermie). Ce salon sera également l’occasion pour le BRGM de présenter les projets développés conjointement avec ses partenaires institutionnels et industriels. Des éco-procédés innovants pour préserver et valoriser les ressources et les milieux naturels Le BRGM a récemment mis au point différents éco-procédés innovateurs, qui ont vocation à être transférés aux entreprises de la filière environnement. Une nouvelle voie a ainsi été ouverte dans le traitement des eaux, avec l’utilisation de nouveaux matériaux de synthèse (type hydroxydes doubles lamellaires) piégeant les nitrates par un procédé d’échange anionique. Dans le domaine de la gestion des sédiments, dont 30 à 50 millions de mètres cubes sont dragués chaque année, les chercheurs du BRGM ont adapté la technologie de séparation gravimétrique centrifuge issue du secteur minier (séparation des différents éléments en fonction de leur taille sous l’effet de la force centrifuge). Cette nouvelle technique permet aujourd’hui de traiter la fraction fine de sédiments pollués par des métaux et des hydrocarbures. Enfin, les équipes du BRGM ont obtenus des résultats très encourageants pour une application à l’échelle industrielle d’un procédé permettant d’éliminer entièrement les arséniates, des minéraux rares et toxiques, par oxydation biologique de l’arsenic dans les eaux. Gérer et remédier aux pollutions par une approche novatrice pluridisciplinaire Le BRGM aborde aujourd’hui la gestion et la remédiation des pollutions des sols et des eaux souterraines via une approche faisant appel à de nombreux champs de compétences. Cette démarche comporte plusieurs étapes, depuis la sélection de souches bactériennes susceptibles de dégrader/transformer un polluant, la caractérisation et la quantification des processus biogéochimiques impliqués dans la transformation et le transfert des polluants – à l'échelle du laboratoire, jusqu’à la mise au point de bioprocédés et l’expérimentation sur site. Déjà appliquée avec succès à des pollutions telles que l'arsenic et le chrome (développements en cours sur le mercure et la chlordécone), cette approche novatrice est au cœur de trois programmes BRGM, dédiés au devenir des polluants dans les sols et les aquifères, au développement de procédés de traitement (sols, eaux et sédiments) et au développement de stratégies de réhabilitation de friches industrielles de grande taille. La géothermie, une énergie renouvelable partout disponible Le BRGM s'intéresse à toutes les formes de géothermie (de la très basse à la haute énergie, profonde ou de surface) et à tous leurs usages potentiels, répondant ainsi à un objectif du Grenelle de l'environnement qui vise une multiplication par six de l'apport de la géothermie en matière de production de chaleur et par dix en matière d'électricité à échéance 2020. Ainsi, après avoir contribué à la mise en place d'importants réseaux de chaleur en Ile-de-France, le BRGM est aujourd'hui impliqué, aux côtés de l'Ademe, dans le développement de la géothermie à plus petite échelle. Les micro-réseaux de chaleur, alimentés par des pompes à chaleur, sont en effet l'une des solutions qui s'offrent aux collectivités pour répondre à leurs nouvelles obligations en matière d'énergies renouvelables.