Le Parlement des banlieues interpelle les candidats à la présidentielle

Par Bernard M.
Publié le 21 février 2007 à 10:36

Le Parlement des banlieues a interpellé mardi les candidats à la présidentielle en publiant un "Manifeste des quartiers populaires" et "trente propositions pour changer la vie dans les quartiers et « faire France ensemble »".

Organisé en octobre 2001 par le mouvement Agir pour la citoyenneté (APC), le Parlement des banlieues tiendra sa 9e session le 24 mars à Villeurbanne (Rhône) et y fera connaître son candidat pour l'élection présidentielle, a annoncé son président, Karim Zéribi.



Ancien conseiller de Jean-Pierre Chevènement sous le gouvernement Jospin et fondateur, début 2001, d'Agir pour la citoyenneté, Karim Zéribi a énuméré "trois priorités des priorités" : l'éducation, la formation professionnelle et l'accès à l'emploi.



Le thème des "quartiers populaires" - Karim Zéribi dit préférer cette expression à celle des "quartiers difficiles" - doit être le "thème prioritaire des élections présidentielle et législatives".



"L'heure est venue pour que des engagements forts soient pris", a affirmé Karim Zéribi, notamment par la création d'un "ministère de la citoyenneté et des territoires" rattaché au Premier ministre et doté de moyens budgétaires et humains conséquents.



Pour lutter "contre l'enclavement et la ghettoïsation", le président du Parlement des banlieues estime "indispensable de favoriser la mobilité des habitants de quartiers", préconisant le ramassage scolaire par des bus gratuits pour permettre aux élèves des quartiers populaires qui le désirent de se rendre dans les établissements du centre-ville.



L'une des propositions les plus originales consisterait à faire respecter la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) en rendant inéligibles les maires des communes qui persisteraient à refuser la construction de logements sociaux.



Notons, au passage, qu’un sondage BVA réalisé pour Agir pour la citoyenneté révèle que 65 % des habitants des zones urbaines sensibles estiment que la police est "respectueuse avec les habitants" et 77 % se déclarent "satisfaits" de vivre dans leur quartier.