Le Plessis-Robinson, “Grand prix Européen 2008 pour la reconstruction de la ville

Par Bernard M.
Publié le 16 octobre 2008 à 00:00

Le 21 octobre prochain en ses murs, Le Plessis-Robinson (92) se verra remettre, par son fondateur Philippe Rotthier et le jury européen présidé par Maurice Culot, le Grand Prix Européen d’Architecture Philippe Rotthier 2008 décerné à “La reconstruction de la ville et la meilleure renaissance d’une banlieue urbaine”.

Déclarée Ville-Pilote par le Conseil général des Hauts-de-Seine en 1992, Grand Prix Européen du Fleurissement en 2005, Le Plessis-Robinson reçoit en 2008 le GRAND PRIX EUROPÉEN PHILIPPE ROTTHIER POUR LA RECONSTRUCTION DE LA VILLE. Celui-ci couronne l’achèvement d’une politique de vingt années de travaux de reconstruction et de réhabilitation d’une commune située en banlieue parisienne.



En vingt ans, Le Plessis-Robinson, 26000 habitants - ville à caractère historiquement social depuis

près d’un siècle avec l’Office HBM (Habitations à Bon Marché) de la Seine - a radicalement changé de

visage : l’ancienne “Cité-dortoir” à l’uniformité fonctionnaliste, sans placettes, ni commerces, ni même

“bistrot du coin” - a disparu au profit d’ un “Village-Jardin d’ïle-de-France” où la nature, l’esprit de quartier, la convivialité et la valorisation du patrimoine, composent le nouveau tissu urbain. Le logement social (50%), réhabililté ou majoritairement recontruit, est entièrement intégré et ne se distingue plus dans le nouveau paysage architectural et les “Jardins familiaux d’Antan” ont repris vie et gagné du terrain...

Le Plessis-Robinson a bâtit son identité nouvelle sur un choix délibéré “d’Architecture Classique

contemporaine immergée dans la nature”, tout en puisant ses sources à travers son histoire sociale et

festive (Les fameux dimanches aux Guinguettes nichées dans les arbres où “Le Tout Paris” s’encanaillait !) les jardins familiaux... les premières “Cités-jardins”..., et son Patrimoine architectural du Moyen-Âge aux Années trente, aujourd’hui restauré et fonctionnel.



En 1989, Philippe Pemezec, 33 ans, est élu maire de la commune sur la passion qu’il dédie à cette ville et les projets de réurbanisation qu’il compte réaliser. Ayant vécu la majeure partie de sa jeunesse

dans une cité H.L.M des faubourgs de Granville, il en connait la réalité brutale et acquiert une expérience professionnelle en tant que responsable de l’antenne HLM des Hauts-de-Seine pour la ville de Bagneux, 10000 logements sociaux à gérer. Les travaux débutent dès 1990 avec le soutien du Conseil général des Hauts-de-Seine qui vote un programme de 104 millions d’euros sur huit années pour réaliser de “Grosses Réparations” sur le grand ensemble.

En 2008, Le Plessis-Robinson a largement réalisé son ambition de reconstruire une ville sur une

commune de banlieue. La ville compte autant de logements sociaux qu’en 1989 (5500), répartis dans

un meilleur équilibre entre privé et public (50% de logements sociaux) à travers une nouvelle forme

de mixité urbaine à travers la même “Architecture classique”. Après avoir réussi à créer un centre ville

ex-nihilo, après avoir gagné le pari de faire revenir le commerce de proximité, la Municipalité s’est

lancée dans une démarche novatrice d’accession sociale à la propriété. Architecture “douce” et

“classique”, centralité, mixité sociale, accession à la propriété,... autant d’ingrédients qui contribuent

à constituer la ville de demain.



Fondé en 1982 par l’architecte belge Philippe Rotthier, ce prix triennal, unique en son genre, récompense des oeuvres qui s’inscrivent dans la continuité de la tradition européenne de conception de villes. Il a pour objectif de promouvoir l’excellence dans la composition et la construction de nouveaux quartiers et vise à valoriser le génie européen, autour de la matrice fondamentale des villes traditionnelles : “le quartier qui intègre les différentes composantes de la vie urbaine.”