Le principe de précaution sur les OGM doit être réaffirmé, selon WWF
Publié le 21 septembre 2012 à 09:17
Alors que l’équipe du professeur Séralini a publié le 19 septembre 2012 une étude révélant un risque de tumeur accru chez le rat causée par le maïs NK 603, le WWF France tient à saluer le travail accompli durant ces deux dernières années par l’équipe du P. Séralini. Si les résultats de cette étude se vérifient, c’est l’ensemble de l’industrie des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) qui serait remise en cause. Cette étude indépendante (fait assez rare pour être souligné) relance la polémique sur l’innocuité des OGM avec une vigueur inconnue jusqu’alors. Le WWF France, rappelons-le, s’est toujours opposé à l’autorisation de la culture d’OGM en plein champs, en particulier concernant le maïs Mon-810, autorisé dans seulement quelques pays d’Europe. > Une évaluation de l’innocuité des OGM par les agences de sécurités sanitaires est nécessaire Mais au-delà de ces résultats alarmants, le WWF France appelle à une évaluation de l’innocuité des OGM, consommés quotidiennement par des millions de Français, via les agences de sécurité sanitaire européennes. Les OGM sont en effet présents dans l’assiette de chacun, directement ou indirectement via l’alimentation du bétail puisque la France importe chaque année 3,9 millions de tonnes de soja principalement OGM participant à la déforestation au Brésil et en Argentine. Le WWF France rappelle qu’il est possible de réduire la part de soja OGM issu de la déforestation en développant les cultures de protéines végétales hexagonales. > Le WWF salue la décision du ministre de l’agriculture La décision du ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, de saisir immédiatement l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), (même si l’indépendance de cette dernière est souvent critiquée) va dans le bon sens, et ce d’autant plus que les Français ont réaffirmé leur intérêt pour les questions de santé-environnement à travers un sondage IFOP exclusif réalisé pour le WWF et Rassemblement pour la planète à l’occasion de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre derniers.