Le retour du Clémenceau
Publié le 14 mai 2006 à 15:32
Après bien des errances, l'ex porte-avions français est attendu à partir du 17 mai au port militaire de Brest
A quai, les préparatifs s'accélèrent pour réceptionner la coque, qui ne devrait plus bouger de là avant au moins deux ans.
La coque, longue de 266 m et large de 51 m, fera d'ici fin mai l'objet de travaux de sécurisation, pour que des experts, mais aussi des élus, des associations et les médias puissent y pénétrer. Le Q-790 devrait rester près de deux ans dans la rade de Brest pour subir les examens et expertises nécessaires à son démantèlement. Alors que le ministère de la Défense estime qu'il ne reste que 46 tonnes de matériaux amiantés à bord, l'organisation écologiste Greenpeace évoque 500 à 1.000 tonnes.
Ce travail d'expertise des quantités de matériaux dangereux restant à bord devrait s'étaler de juillet à septembre/octobre. Sur cette base, un appel d'offres pour le démantèlement sera lancé, avec objectif de passer un marché fin 2006 ou début 2007. Mais personne ne sait aujourd'hui quelle sera la durée de ce démantèlement, ni où il aura lieu : à Brest, ailleurs en France, en Europe... ou en Inde. La DCN a été la première à se dire partante pour une partie du travail. Autre entreprise intéressée, Sita, filiale de Suez environnement. La presse a aussi cité les noms de Veolia Environnement et Dupuy, spécialisé dans le recyclage de l'acier et des métaux non ferreux.
En tout état de cause, Michèle Alliot-Marie s'est engagé à ce que le Q 790 ait quitté la rade bretonne avant l'été 2008, date des grandes fêtes quadriennales de la ville.