Les Européens vote Royal
Publié le 16 avril 2007 à 09:29
Les Européens sont deux fois plus nombreux à préférer Ségolène Royal à son rival de droite Nicolas Sarkozy pour la présidence française, selon un sondage réalisé en Allemagne, Italie, Espagne et de Grande-Bretagne, publié par le Financial Times
16% des personnes interrogées dans ces pays ont déclaré que Mme Royal serait une meilleure présidente pour la France, contre 7% à déclarer choisir le candidat UMP (droite), d'après ce sondage effectué via l'Internet par Harris Interactive pour le compte du quotidien économique britannique Financial Times.
Le même sondage réalisé en France a donné un ordre inversé: 23% des personnes interrogées ont déclaré choisir M. Sarkozy contre 22% Mme Royal.
Harris Interactive a interrogé 5.526 adultes en France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie et Espagne entre le 28 mars et le 12 avril.
M. Sarkozy et Mme Royal progressent dans les intentions de vote au premier tour de la présidentielle, le candidat UMP de 2 points à 30%, la candidate PS de 2,5 points à 26%, tandis que le centriste François Bayrou recule de 3 points à 17%, selon un sondage TNS-SOFRES publié dimanche.
Le leader d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen arrive en 4e position avec 12% d'intentions de vote, en recul d'un point.
De son côté, le quotidien britannique de centre-droit, le Times, estime lundi que le candidat de droite à l'élection présidentielle française, Nicolas Sarkozy, représente "le meilleur espoir" pour la France et devrait passer au second tour avec une avance confortable.
Le journal, sous le titre "Une chance pour la France: Sarkozy reste le meilleur espoir pour des réformes fondamentales", consacre un éditorial à la présidentielle française.
En dépit d'un virage à droite "transparent et pas totalement crédible", dans le but d'attirer les électeurs du candidat de l'extrême-droite Jean-Marie Le Pen, l'ancien ministre de l'Intérieur "reste de loin le candidat le plus convaincant", écrit le Times.
Quant au candidat centriste François Bayrou, il est pour le Times "un personnage terne, qui peut bénéficier de suspicions viscérales (suscitées) par les deux autres, mais reste avec de vieilles idées sur l'intervention de l'Etat et reste vague sur comment il pourrait former un gouvernement avec une base politique aussi étroite".