Les collectivités misent sur le Wimax pour l'aménagement de leur territoire
Publié le 14 novembre 2006 à 19:17
Les collectivités territoriales, avec le soutien de l'Autorité de régulation des télécoms, l'Arcep, misent sur le Wimax (internet haut débit sans fil) pour réduire les zones reculées, loin des centres urbains, où se connecter au réseau nécessite une patience d'ange.
Plusieurs de ces collectivités sont présentes au 28e congrès international de l'Idate, l'Institut de l'audiovisuel et des télécoms en Europe, qui se tient du 14 au 16 novembre à Montpellier.
La technologie Wimax permet des débits de quelque 10 mégabits par seconde sur des rayons de couverture de 15 à 30 km.
Le Wimax autorisé en France concerne les usages fixes (le client ne bouge pas), à la différence du Wimax que s'apprête à déployer aux Etats-Unis l'opérateur Sprint Nextel, qui sera lui "mobile" et dont les investissements devraient s'élever entre 3,5 et 4 milliards de dollars.
C'est ce que l'on appelle la "fracture numérique".
"Le Wimax est une technologie particulièrement adaptée à l'aménagement du territoire et c'était normal que les régions, soucieuses de résorber les zones où l'accès internet est difficile, obtiennent des fréquences", a déclaré à l'AFP Gabrielle Gauthey, membre de l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes).
D'autres collectivités qui n'avaient pas alors été choisies pourront, si elles le souhaitent, revenir dans la course si un opérateur décide de remettre sur le marché l'une de ses fréquences, a assuré Mme Gauthey, qui affirme que "le paysage n'est pas figé".
Sur 70 projets à l'étude, 35 sont déjà lancés
L'Alsace fait partie des six régions (Corse, Aquitaine, Bretagne, Bourgogne et Poitou-Charentes) qui se sont vues attribuer une licence Wimax.
"Nous sommes dans une logique d'aménagement du territoire" autant pour les particuliers que pour les entreprises, a insisté Alain Cote, conseiller pour l'innovation numérique de la région", avant d'ajouter: "il n'était pas tolérable que 15% du territoire ne puisse pas bénéficier de l'internet haut débit".
Aux termes des engagements pris par la région Alsace auprès de l'Arcep, 80% de son territoire et 90% de sa population devront être couverts fin 2008.
"Pour que cette technologie pénètre le marché il faut qu'outre le téléphone et l'internet, elle propose la télévision", selon le responsable.