Les glaciers fondent en Alaska, mais moins vite que prévu

Par Bernard M.
Publié le 11 février 2010 à 09:10

Des glaciologues du Laboratoire d'Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS) (CNRS/CNES/IRD/Université Toulouse 3) et leurs collègues canadiens (1) montrent que les pertes de masse des glaciers d'Alaska depuis 40 ans ont été largement surestimées, remettant en cause des résultats publiés en 2002. Des données récentes issues des satellites SPOT 5 et ASTER ont permis aux chercheurs de cartographier presque intégralement les pertes d'épaisseur de ces glaciers qui ont contribué à hauteur de 0.12 mm/an à la hausse du niveau de la mer entre 1962 et 2006 et non pas 0.17 mm/an comme avancé précédemment.

Des glaciologues du Laboratoire d'Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS) (CNRS/CNES/IRD/Université Toulouse 3) et leurs collègues canadiens (1) montrent que les pertes de masse des glaciers d'Alaska depuis 40 ans ont été largement surestimées, remettant en cause des résultats publiés en 2002. Des données récentes issues des satellites SPOT 5 et ASTER ont permis aux chercheurs de cartographier presque intégralement les pertes d'épaisseur de ces glaciers qui ont contribué à hauteur de 0.12 mm/an à la hausse du niveau de la mer entre 1962 et 2006 et non pas 0.17 mm/an comme avancé précédemment. Sur la surface du globe, les glaciers de montagne couvrent de 500 000 à 600 000 km2 (environ la taille de la France), ce qui est peu par rapport à la superficie des calottes groenlandaise (1.6 millions de km2) ou antarctique (12.3 millions de km2). Malgré leur petite taille, ils jouent un rôle majeur dans la hausse récente du niveau marin du fait de leur fonte rapide en réponse au réchauffement climatique global.



Parmi les différentes régions englacées du globe, c'est en Alaska et au Nord du Canada, où les glaciers occupent 90 000 km2, que les pertes sont les plus importantes. Les nouveaux résultats des glaciologues du LEGOS et de leurs collègues canadiens publiés le 17 janvier 2010 sur le site de la revue Nature Geoscience concluent à une contribution de 0.12 mm/an de ces glaciers à la hausse du niveau marin pour la période 1962-2006, et non 0,17 mm/an comme précédemment avancé par l'équipe du Geophysical Institute de l'Université d'Alaska (Fairbanks). Pour arrive r à cette conclusion, l'équipe franco-canadienne a comparé des topographies récentes, déduites des images des satellites Spot 5-HRS (projet SPIRIT (2) financé par le CNES) et ASTER (projet GLIMS/NASA), avec les cartes des années 1950-60. Ils ont pu ainsi mesurer les pertes des trois quarts des glaciers d'Alaska.