Les noms de domaine en .eu s'ouvrent aux particulies

Par Bernard M.
Publié le 06 avril 2006 à 12:05

Après la mise à disposition pour les organismes publics et les entreprises, les particuliers pourront faire une demande d'obtention du .eu dès vendredi matin

Après la ruée des organismes publics et des entreprises cet hiver, les particuliers pourront, à partir de vendredi, prétendre à leur tour aux très convoités noms de domaines en ".eu" sur Internet. Il leur en coûtera entre 12 et 100 euros par an.

La règle du "premier arrivé, premier servi" s'appliquera, et ce au dix millièmes de seconde près.



Eurid, l'organisation chargée par l'Union européenne de gérer cette extension jusqu'en 2010, s'attend à un afflux de demandes massif. "Personne ne sait actuellement combien de noms de domaines seront enregistrés ce vendredi, mais l'intérêt pour le .eu est tel que nous nous attendons à recevoir plusieurs centaines de milliers de demandes", juge Marc Van Wesemael, le directeur général d'Eurid.



A partir de vendredi 11h00, toute personne européenne ou résidant dans un des 25 pays de l'Union Européenne pourra donc faire enregistrer un site web ou une adresse de courrier électronique en .eu. "La ruée vers le .eu confirme le grand succès et l'attractivité de cette extension", relève un porte-parole de la Commission européenne, qui ambitionne d'atteindre le million de noms de domaine en ".eu" d'ici à la fin de l'année.



Alors que le processus d'enregistrement était jugé un peu compliqué lors des deux premières phases, il sera, selon Eurid, beaucoup plus "simple et clair" pour les particuliers, les clubs ou les associations, qui n'auront guère à se préoccuper de l'existence de droits antérieurs. Eurid n'acceptant pas les demandes directes, les particuliers doivent s'adresser à l'un des 1 500 bureaux d'enregistrement accrédités dans le monde, qui feront parvenir à Eurid la demande via internet.



L'ouverture du .eu l'hiver dernier aux entreprises ou institutions européennes a connu un réel succès. 335 000 demandes ont été recensées en moins de quatre mois, mais seules 52 000 ont été acceptées à ce jour. Et sur ce chiffre, seulement la moitié sont actives actuellement. Tandis que 180 000 demandes sont encore en cours d'examen, quelque 100 000 ont été rejetées ou ont expiré, faute de l'envoi à temps des documents nécessaires.



La Commission européenne avait accordé la primeur aux organismes publics, aux marques déposées, puis aux détenteurs de "droits antérieurs", comme les noms de sociétés ou encore les titres d'oeuvres littéraires. Le but des deux phases initiales visait à limiter le "cybersquatting", une pratique qui consiste à acheter des adresses en vue de les revendre à des prix faramineux.



En terme de pays, c'est l'Allemagne, déjà titulaire de 9,7 millions de ".de", qui a déposé le plus grand nombre de demandes (28,6%). Etonnamment, ce sont les Pays-Bas qui occupent la 2e place (16,6%), devant la France (11%).