Les objectifs de MAM

Par Bernard M.
Publié le 31 juillet 2007 à 11:00

La ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a reçu, lundi 30 juillet, sa lettre de mission en provenance de l'Elysée, fixant des objectifs chiffrés de baisse de la délinquance "de 5 % en deux ans, pour la délinquance générale, de 10 % pour la délinquance de voie publique".

Cosignée par Nicolas Sarkozy et François Fillon, le document assigne à Mme Alliot-Marie comme "première mission" de "conforter et approfondir" cette tendance, estimant que la récente loi sur la récidive permettra à la ministre de l'intérieur de disposer "des outils nécessaires pour mieux réprimer les délinquants d'habitude". Le texte prévoit également que"le taux d'élucidation des crimes et des délits" soit "porté à 40% en moyenne".



Concernant les banlieues, la lettre de mission fixe à la ministre un objectif -"la fin des ghettos, la sécurité, la liberté, la mobilité, l'emploi et l'égalité des chances pour tous" - et une méthode : "une lutte déterminée contre les bandes et la criminalité, la fin de l'immunité pour les délinquants". Le chef de l'Etat et le premier ministre souhaitent également"que la France devienne un pays leader en matière de lutte contre la cybercriminalité", et demandent à la ministre de leur proposer "un plan national d'équipement" en vidéosurveillance.



Par ailleurs, Mme Alliot-Marie devra préparer "une nouvelle loi d'orientation et de programmation" et veiller à ce que s'approfondisse "l'effort de rapprochement et de travail commun de la police et de la gendarmerie nationales". Enfin, le document annonce que des projets de loi relatifs à "la gendarmerie nationale" et à "la formation d'imams en France" seront mis à l'étude.



La lettre confirme enfin le regroupement des RG et de la DST au sein d'une "structure unique". Le principe de ce regroupement, promis par M. Sarkozy pendant la campagne électorale, avait été confirmé en juin par le Conseil des ministres, après que Michèle Alliot-Marie eut estimé qu'il n'était "pas à l'ordre du jour".