Les réactions au gouvernement

Par Bernard M.
Publié le 18 mai 2007 à 11:24

Pour Claude Bartolone, c'est l'"Etat spectacle "

"On continue dans l'Etat spectacle", a commenté le député socialiste Claude Bartolone à l'occasion de la nomination du nouveau gouvernement vendredi. "C'est un parallèle que l'on peut établir avec le festival de Cannes. Depuis 48 heures on a eu la bande annonce du film de Sarkozy : la jeunesse, l'amour, l'émotion. Aujourd'hui, les acteurs, quelques nouveaux pour masquer le retour de l'Etat RPR, les traîtres qui sont toujours nécessaires dans un film à suspense", a-t-il ajouté sur LCI, prévenant que "les Français ne se laisseront pas avoir".



Le Parti communiste français a déploré quant à lui vendredi dans un communiqué que le premier gouvernement de Nicolas Sarkozy soit "super cabinet présidentiel, confirmant l'aspiration du Président de la République à concentrer tous les pouvoirs entre ses mains". Selon le PCF, l'ouverture annoncée n'est qu'un "rideau de fumée" et la présence de Bernard Kouchner n'est "que la dernière étape d'une cheminement politique personnel".



Le PCF redoute donc "une politique extrêmement régressive, avec comme feuille de route le programme ultra-libéral du candidat de l'UMP



La CGT s'interroge



La CGT a "beaucoup d'interrogations sur la composition" du gouvernement Fillon, a déclaré vendredi Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la centrale syndicale.



"La CGT n'entend pas se livrer à un procès d'intention, mais on va avoir la ferme volonté d'être mobilisés pour faire prendre en compte les attentes des salariés", a déclaré M. Le Duigou sur France-Inter.



"On le présente comme un gouvernement nouveau, mais la plupart des ministres nommés ont déjà occupé des fonctions ministérielles, notamment dans les deux derniers gouvernements", a-t-il souligné.

"Le nouveau Premier ministre est celui qui a porté la réforme contestable des retraites de 2003, mis en cause les 35h, accru les aides aux entreprises", a encore affirmé le secrétaire confédéral de la CGT.



"Qu'il suscite l'enthousiasme du Medef, je le comprends. Je ne comprends pas, par contre, que l'on puisse penser que, de par sa structure, ce gouvernement offre une réelle possibilité aux débouchés revendicatifs".