Les universités devront payer les dégâts
Publié le 19 avril 2006 à 15:14
Les universités occupées par des manifestants anti-CPE devront puiser dans leur budget pour réparer les dégâts causés, a prévenu mercredi le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien
"Je pense que les universités peuvent vraiment supporter ces coûts-là et nous, continuer notre programme de formation des jeunes", a-t-il déclaré à la sortie du Conseil des ministres.
Ce serait vraiment injuste de déshabiller des formations nouvelles et des chances nouvelles pour des jeunes pour payer des dégâts qu'ont fait d'autres jeunes, ailleurs", a expliqué Gilles de Robien.
Le vice-président de la conférence des présidents des universités Yannick Vallée, président de l'université Grenoble-I, estime que la note globale des dégâts risque d'avoisiner les deux millions d'euros et souhaite que le gouvernement débloque "un ou deux millions d'euros" pour aider les universités.
"A mon avis, il faudra compter plusieurs dizaines de milliers d'euros, au bas mot, par université touchée. Sachant qu'une petite vingtaine l'ont été plus que les autres, la note globale risque d'avoisiner les deux millions d'euros", déclare-t-il dans l'édition de mercredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". "Pour assumer, il faudra que l'Etat nous aide à financer le coût des réparations. J'attend du gouvernement qu'il débloque une enveloppe d'un ou deux millions".
A l'université Pierre Mendès-France (UPMF) de Grenoble, la direction évalue les dégâts à près de 300.000 euros, principalement dans la galerie occupée durant un mois. Dans l'un des bâtiments des Lettres de l'université de Nantes, occupé pendant près de deux mois, les dégâts sont évalués de 40.000 à 50.000 euros par la direction.