Libération: 3 semaines de sursis
Publié le 28 septembre 2006 à 17:41
3 semaines pour trouver des 'projets' menant à l'équilibre
Le quotidien Libération a un sursis de trois semaines pour essayer, au sein d'un "comité de pilotage", d'élaborer des projets éditoriaux "qui devront s'inscrire dans un retour à l'équilibre pour décembre 2007", a indiqué jeudi la Société civile des personnels de Libération.
Un comité d'entreprise (CE) du quotidien s'est tenu jeudi au lendemain du conseil d'administration avec Edouard de Rothschild, principal actionnaire (38,8%), où a été trouvé un consensus "sur les pistes à explorer pour garantir la pérennité du journal".
Catherine Maussion, gérante de la SCPL (18,4%), a indiqué : "Il y a eu accord sur une séquence qui doit parvenir à assurer la pérennité de Libération.
D'ici trois semaines, en prévision du conseil d'administration du 18 octobre, il y aura un travail au sein d'un comité de pilotage autour de projets éditoriaux qui devront s'inscrire dans un retour à l'équilibre pour décembre 2007".
Edouard de Rothschild était sorti dans les premiers, mercredi soir à l'issue du Conseil d'Administration, en lançant pour tout commentaire "c'était un CA très constructif".
Par ailleurs, "afin de répondre au souhait des différents administrateurs d'être associés à chaque étape de la poursuite des activités de Libération, il a été décidé que le Conseil d'administration se réunisse régulièrement durant cette période charnière de quelques mois" précisait, en outre, le bref communiqué lu à l'issue du CA qui a duré cinq heures.
La SCPL regrettait jusqu'à présent de ne pas être associée à l'élaboration par Edouard de Rothschild de ce que ce dernier présentait comme un "plan de la dernière chance" pour Libération.
Les pertes d'exploitation au premier semestre 2006 sont de 6 millions d'euros et se monteraient pour l'année 2006 à 13 millions d'euros.
Pour un quotidien qui se vend à 134.593 exemplaires, cela représente, quand même une perte de 44 centimes d’euros par exemplaire ! Le pari sera difficile à tenir.
Or comme l’indiquait l’un des administrateurs représentant Edouard de Rothschild, Me Georges Kiejman, "il y a des propositions, des analyses, mais pas de plan" ....