Ni mini-traité, ni Constitution européenne
Publié le 07 février 2007 à 08:45
Nicolas Sarkozy prône désormais un "traité ordinaire" qui serait ratifié par les parlements nationaux afin d'éviter l'écueil d'un nouveau référendum
Le député européen Alain Lamassoure, qui est l'un des conseillers du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, a procédé mardi à un changement sémantique important dans le débat en cours sur la relance des négociations institutionnelles.
"Nous ne parlons plus d'un mini-traité", a-t-il déclaré lors d'un colloque organisé par la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol) en collaboration avec d'autres cercles de réflexion. "On a abandonné la formule, on dit traité ordinaire."
Sarkozy avait présenté le 8 septembre dernier à Bruxelles un discours-programme sur la construction européenne dans laquelle il se disait favorable à l'approbation très rapide d'un texte réduit aux réformes institutionnelles prévues par la Constitution pour permettre de gérer l'Union élargie.
Le candidat de l'UMP a abandonné cette idée accueillie avec réserve par les 18 pays qui ont déjà ratifié la Constitution et qui craignent qu'une fois ce mini-traité accepté l'appétit pour les réformes soit éteint pour très longtemps.