Nucléaire iranien: Douste-Blazy réitère ses attaques contre Royal
Publié le 06 décembre 2006 à 11:41
Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a renouvelé mercredi ses attaques contre Ségolène Royal, en assurant que sa position sur le dossier nucléaire iranien aurait de "graves conséquences" pour la France si elle était élue à l'Elysée.
Selon M. Douste-Blazy, la volonté exprimée par la candidate socialiste à la présidentielle d'interdire le nucléaire civil à l'Iran risque "d'isoler" la France par rapport à la communauté internationale, pousserait Téhéran à quitter le Traité de non-prolifération (TNP) et inciterait d'autres pays à faire de même.
Une telle position serait "particulièrement grave de conséquences pour l'avenir de la France si elle est élue", a déclaré le ministre sur RTL.
Que l'Iran sorte du TNP "est bien la crainte que nous avons tous aujourd'hui", a-t-il ajouté.
Selon lui, refuser le nucléaire civil à Téhéran aggraverait les risques de prolifération. Si les pays signataires du TNP se voient interdire le nucléaire civil, "ils vont tous passer au nucléaire militaire" et à "la bombe atomique" a argumenté M. Douste-Blazy.
Interrogé sur le fait de savoir pourquoi les grandes puissances n'arrivaient pas à se mettre d'accord pour sanctionner Téhéran, il a assuré que les "six" chargés du dossier (Etats-Unis, Russie, Chine, Allemagne, Grande-Bretagne, France) étaient "d'accord sur une chose, c'est qu'il y aura une résolution au Conseil de sécurité des Nations unies de manière unie, y compris la Chine et la Russie".
"La question se pose sur l'étendue des sanctions, mais il y aura des sanctions", au titre de l'article 41 du chapitre 7 de la charte de l'ONU, a dit le ministre au lendemain d'une réunion des "Six" à Paris, qui n'ont toujours pas réussi à se mettre d'accord sur un projet de résolution au Conseil de sécurité.