OGM, pesticides et santé - les jeunes interpellent les responsables politiques avec un message fort : « Générations cobayes ? Non merci ! »

Par Bernard M.
Publié le 17 décembre 2012 à 13:18

Le 22 novembre dernier, un collectif de jeunes lançait une campagne décalée intitulée « Générations cobayes ? Non merci ! » afin de dénoncer le système d’autorisation de mise sur le marché des OGM / pesticides. Cette campagne fait suite à la publication de l'étude du Professeur Séralini sur le maïs OGM NK603 et son pesticide associé, le Roundup, démontrant des impacts potentiels sur la santé humaine. Après plusieurs milliers de visionnages de la vidéo sur le site de la campagne et la réception de nombreuses signatures et photos de jeunes en soutien à la campagne, ils interpellent aujourd’hui leurs responsables politiques. Une lettre ouverte a été envoyé ce matin à l’ensemble des députés et sénateurs ainsi qu’aux ministres impactés par ce sujet : Stéphane Le Foll, Marysole Tourraine, Delphine Batho et Valérie Fourneyron. Ils demandent des mesures concrètes et immédiates pour l’application du principe de précaution et la transparence sur les produits alimentaires qu’ils consomment tous les jours. Les jeunes refusent d’être une génération cobaye A travers une vidéo courte et décalée, « Le complot des chats », et un site Internet www.generationscobayes.org dédié, le collectif a informé et mobilisé sur une question qui préoccupe de plus en plus les nouvelles générations : les impacts des OGM / pesticides sur la santé et le manque de transparence qui entoure aujourd’hui cette question. Les internautes étaient incités à s’impliquer en postant une photo d’eux tenant une pancarte « Générations cobayes ? Non merci !» et en signant la lettre ouverte pour la transparence sur les OGM, relayée par l’Appel de la Jeunesse. En ce mercredi 12 décembre, après près de 3000 vues pour la vidéo en 15 jours, 100 photos de jeunes refusant d’être des cobayes, et 200 signatures de la lettre ouverte, le collectif Appel de la Jeunesse décide de porter la voix de ces jeunes auprès des pouvoirs publics français pour réclamer transparence et application du principe de précaution. Leurs revendications Les jeunes réitèrent aujourd’hui l’appel à la transparence et à la suspension provisoire des autorisations du Maïs NK 603 et du Roundup en application du principe de précaution. Plus précisément ils attendent de leurs responsables politiques : La transparence sur les études d’évaluations des risques sur la santé et l’environnement ayant conduit à l’autorisation (culture ou importation) dans l’Union européenne des OGM et des pesticides; Le respect du principe de précaution en suspendant provisoirement les autorisations du maïs NK603 et du Roundup ; La reconnaissance de la nécessité d’une expertise contradictoire et indépendante systématique avant toute autorisation de mise sur le marché.