Oubliée la décentralisation ?

Par Bernard M.
Publié le 06 décembre 2005 à 11:40

A la veille de l'assemblée générale de l'Association des régions de France (ARF) à Bordeaux, le président du conseil régional d'Alsace dresse un bilan pessimiste des relations entre l'État et les conseils régionaux

Oubliée la décentralisation, version Raffarin, déplore Adrien Zeller président du conseil régional d'Alsace, en dénonçant fermement les politiques régionales, et le gouvernement.



Alors que les élus UDF ont décidé de boycotter le premier congrès de l'Association des régions de France (ARF), Adrien Zeller se rendra lui à Bordeaux.



«Mais, ajoute-t-il, le gouvernement a tapé très fort sans ouvrir d'alternative. Une région comme l'Alsace perdra la moitié de ses recettes supplémentaires à un moment où nous assistons à une dérive des coûts des trains express régionaux, au transfert des personnels techniques et ouvriers», relève-t-il, en rappelant les engagements financiers en faveur des TGV Est et Rhin-Rhône.

«Les régions sont le bon échelon pour dynamiser la France, créer de la cohésion, simuler l'innovation», assure-t-il.



«Nous ne sommes pas des courroies de transmission, mais des partenaires de l'État», poursuit-il, en concluant sur ce constat pessimiste : «Le mouvement de décentralisation régionale est autant dans le fossé que l'Europe. Je ne vois pas comment en sortir...»