PS: confrontation à distance des trois candidats

Par Bernard M.
Publié le 30 octobre 2006 à 17:03

Les trois candidats à l'investiture PS pour la présidentielle, ont poursuivi à distance leur confrontation tout au long du week-end, MM. Strauss-Kahn et Fabius reprenant du poil de la bête au moment où la favorite Ségolène Royal vit une séquence difficile.

Dominique Strauss-Kahn, "déterminé et enthousiaste", s'est dit, samedi à Paris, certain de pouvoir combler son retard sur Ségolène Royal.



Devant 400 à 500 militants, le député du Val d'Oise a cherché à agrandir la brèche ouverte par la contre-performance de Mme Royal jeudi au meeting du Zénith et par son tassement dans les sondages.



Laurent Fabius, invité du grand jury RTL/Le Figaro/LCI, a assuré que son "projet était le seul capable de répondre à l'urgence sociale et de préparer l'avenir, le seul capable de rassembler la gauche et donc le seul capable de nous faire gagner" en 2007.



Il a identifié son projet à celui du PS, le qualifiant de "projet moderne".



Ses deux concurrents, lui ont reproché à maintes reprises de faire du projet socialiste son unique référence.


Invitée par le "Grand jury Europe 1-TV5-Monde-Le Parisien", Ségolène Royal a appelé les socialistes à voter massivement "dès le premier tour" de la consultation interne "car la dynamique se joue dès le premier tour".



Elle a souligné que "plus de 4.000 élus" la soutenaient et qu'elle était "la seule à être soutenue à la fois par des militants qui ont voté oui et non à la Constitution (européenne)".



Dominique Strauss-Kahn a critiqué "l'absence de ligne" de Mme Royal et la "ligne d'hier" de M. Fabius.



Laurent Fabius a fait valoir que les militants avaient le choix entre "le social blairisme" de Ségolène Royal et "sa position qui est celle du projet socialiste".



Le Premier secrétaire du PS, François Hollande, s'est posé en arbitre et a demandé aux militants socialistes de ne pas se comporter en "supporters" de l'un ou de l'autre des candidats.