Peer to peer : la colère des artistes

Par Bernard M.
Publié le 23 décembre 2005 à 10:31

Au lendemain du vote à l'Assemblée de deux amendements légalisant le téléchargement sur Internet, plusieurs artistes montent au créneau

Un rassemblement d'une cinquantaine d'auteurs a eu lieu jeudi en fin d'après-midi à côté du Palais Bourbon.

Les pétitions ont circulé tous azimuts. Les seuls à se réjouir sont la Spedidam, une société de perception des droits des interprètes, et quelques associations de consommateurs, dont UFC-Que Choisir. La Spedidam a annoncé avoir récolté 13 500 signatures d'artistes en faveur de la licence globale.



Les seuls à se réjouir sont la Spedidam, une société de perception des droits des interprètes, et quelques associations de consommateurs, dont UFC-Que Choisir. La Spedidam a annoncé avoir récolté 13 500 signatures d'artistes en faveur de la licence globale.



Le président du groupe UMP à l'Assemblée Bernard Accoyer, lui, campe sur sa position.

Pour lui, les députés ont montré qu'ils n'étaient pas dans une chambre d'enregistrement en n'allant pas dans le sens du ministre de la Culture sur ce texte relatif aux droits d'auteur.

Mais le bras de fer reprendra en janvier 2006 car à l'issue d'un débat houleux, l'examen du texte a finalement été reporté à début janvier.



L'installation de cette licence globale n'est toutefois pas sans risque pour la création et c'est pourquoi le gouvernement a demandé hier une seconde délibération sur les amendements votés la veille.



De leur côté, les députés PS Patrick Bloche, Christian Paul et Didier Mathus ont demandé un report de l'examen du projet de loi «afin de permettre à la mission d'information sur les conséquences du développement de l'Internet de commencer ses travaux». Ils ont été entendus. Le bras de fer reprendra donc dès le 17 janvier 2006.