Petite révolution à la RATP
Publié le 23 février 2006 à 13:01
Pour les vingt prochaines années, la RATP compte renouveller et automatiser ses rames
La RATP a donné mercredi le coup d'envoi de son vaste programme de modernisation à l'horizon 2025 et entame une petite révolution. Aussi bien côté matériel que côté exploitation. Le groupe escompte moderniser 2.000 voitures d'ici à 2020, avec une première salve de livraisons dès l'an prochain. De quoi permettre d'économiser 30% en coûts de maintenance et autant en énergie.
La RATP optera pour des lignes « sans conducteur » sur certains tronçons du réseau, à l'instar de ce qui existe déjà sur la 14. Cela afin de mieux réguler le trafic et de l'adapter en temps réel si nécessaire, comme lors de nuits exceptionnelles ou en début de soirée les vendredi et samedi. Ce sera le cas intégralement sur la ligne 1 (160 millions de voyages annuels) d'ici cinq ans, sans interruption du trafic, précise-t-on à la direction.
De même, elle s'adaptera aux nouveaux rythmes urbains de ses clients. En clair, les rotations des rames tiendront compte de la hausse de 60% en dix ans de la fréquentation après 20 heures.
L'exploitation de nouvelle génération intègrera également un système de régulation de vitesse pour tous les trains. Baptisé Ouragan, ce dispositif sera déployé en priorité sur la ligne 13 (Asnières et Saint-Denis-Châtillon), afin de doper sa capacité de 21%, soit 23.000 voyageurs par heure contre 19.000. Sur celle-ci, l'investissement Ouragan se montera à 130 millions d'euros.
Le volet sécurité se doublera d'un réaménagement des façades des quais, avec parois en verre de 1,5 mètre de haut isolant les voies. L'idée étant de limiter autant que possible les « intrusions de voyageurs » sur les rails. Un premier test grandeur nature sera effectué sur la 13 (la plus sujette aux irrégularités de toutes sortes) aux stations Saint-Lazare (7 millions d'entrants par an) et Invalides (3,5 millions).