Philippe de Villiers a deux différences avec Jean-Marie Le Pen

Par Bernard M.
Publié le 13 février 2007 à 08:36

Le candidat du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers a tenu lundi soir à marquer sa différence avec le leader du Front national Jean-Marie Le Pen

"Nous avons deux différences. M. Le Pen, par des jeux de mots douteux ou des rencontres douteuses avec M. Dieudonné par exemple, a parfois rendu incomestibles les idées nationales et patriotes, alors qu'il a défendu des vérités avec courage", a estimé le candidat MPF, invité de l'émission "J'ai une question à vous poser" sur TF1, où il était interrogé par un panel de 100 personnes sélectionnées par l'institut de sondage SOFRES.



"La deuxième différence que j'ai avec Jean-Marie Le Pen, c'est que lui depuis 50 ans proteste alors que moi, depuis 15 ans, j'agis", a-t-il ajouté. "J'ai fait de la Vendée une terre de la réussite, champion de France pour la création d'entreprises, champion de France pour la création d'emplois, champion de France du bien-être social".



Refusant de stigmatiser les musulmans, le président du MPF a rappelé que "les harkis sont plus amoureux de la France que nous" et que "les musulmans modérés sont les premières victimes de l'islamisme".

Selon lui, "la République recule partout". Il y a aujourd'hui "70.000 mariages forcés" en France et "120.000 couples polygames". "La République recule dans les hôpitaux", la "République recule à l'école".

Philippe de Villiers a dénoncé l'"enseignement halal" au même titre qu'il y a "dans nos cantines une nourriture halal". "Il y a une "auto-censure des professeurs" dans les collèges et le lycée. "Ce n'est pas à la France de s'adapter à l'islam, mais c'est à l'islam de s'adapter à la France".



Sur le problème des banlieues, le candidat du MPF a "proposé de donner des instructions claires à la police et à la gendarmerie pour investir les 600 cités interdites et traquer les 20 meneurs par quartier qui répandent la peur".



Il a estimé qu'il "y a un problème aujourd'hui de flux migratoires en France qui ne sont pas maîtrisés, 317.000 personnes sont entrées en France dont 100.000 en situation irrégulière. Il faut donner des instructions à la police et à la gendarmerie".