Premier classement officiel des infections nosocomiales
Publié le 06 février 2006 à 16:20
Le premier classement officiel comparant les performances des hôpitaux et cliniques dans la lutte contre les infections nosocomiales, rendu public lundi, honore ceux qui sont "au top", mais signale aussi près de 6% de mal notés
Ces quelque 6% correspondent à 163 établissements ayant encore des efforts à faire dans la prévention de ces infections contractées lors d'une hospitalisation.
"Ces infections, et les 4.000 décès directs estimés par an, ne sont pas une fatalité", a souligné Xavier Bertrand en présentant cet indice-"tableau de bord" qui sera actualisé au fil des années.
La Haute autorité de santé (HAS) estime à "200 millions d'euros par an" les conséquences financières de ces infections, dont 20 à 30 % pourraient être évitées, a-t-il relevé. "La France se situe dans la moyenne européenne avec 6,9 % des patients, touchés (enquête 2001), soit sept sur cent", a estimé le ministre de la Santé.
"5,8% d'établissements classés E, c'est peu mais c'est trop", a commenté le ministre. Cela ne veut pas dire qu'ils comportent une dangerosité, mais qu'ils sont en retard dans la lutte contre ces infections, a-t-il précisé.
Cette première évaluation porte sur l'année 2004 et 2.832 établissements. Parmi eux, 404 (14%) n'ont pas répondu. Au final, 11,1 % (316) sont classés dans la catégorie A, 22,2 % (630) B, un tiers (945) C, 13,2 (374) D et 5,8% (163) se retrouvent en queue de peloton dans la catégorie E.
L'objectif est de diminuer progressivement ce dernier groupe afin de n'y retrouver aucun établissement pour l'édition 2007 de cet indice, selon M.Bertrand.
L'indice national "Icalin" - qui n'est "pas un palmarès, mais un outil de comparaison", selon le ministre de la santé, Xavier Bertrand -, est accessible sur le site du ministère de la santé (www.sante.gouv.fr).
Les informations et les indicateurs de qualité sont disponibles auprès d'InfoMinistère au numéro indigo 0820 03 33 33.