Qualité des eaux de baignade : la Ville de Dijon et le SMEABOA protègent les eaux du Lac Kir
Publié le 27 juillet 2009 à 09:24
La nouvelle réglementation sur les eaux de baignade devient plus drastique. Les seuils à ne pas dépasser sont divisés par 4. Par ailleurs, les communes ne devront pas, comme avant, se limiter à la surveillance de la qualité des eaux mais engager tout un programme pour surveiller les risques de pollutions et également les prévenir. Dijon a décidé de prendre de l’avance sur la réglementation avec l’aide de Lyonnaise des Eaux.
La nouvelle réglementation sur les eaux de baignade devient plus drastique. Les seuils à ne pas dépasser sont divisés par 4. Par ailleurs, les communes ne devront pas, comme avant, se limiter à la surveillance de la qualité des eaux mais engager tout un programme pour surveiller les risques de pollutions et également les prévenir. Dijon a décidé de prendre de l’avance sur la réglementation avec l’aide de Lyonnaise des Eaux.
En cas de risque de pollution, les élus devront vérifier la qualité sanitaire des eaux de baignade afin d’assurer la sécurité des baigneurs. Afin d’être plus réactive, Dijon a choisi d’analyser ses eaux de baignade avec une méthode rapide développée par Lyonnaise des Eaux. Cette méthode permet d’obtenir des résultats d’analyse en moins de 3 heures contre 36 heures pour la méthode officielle. Elle protège donc les baigneurs mais permet également d’éviter une fermeture inutile de plage. En cas de fermeture, le site de baignade pourra être rapidement ouvert, une fois la pollution passée, sans attendre les trois jours de culture des bactéries de la méthode d’analyse officielle.
Lac Kir : un profil de plage pour repérer les risques de pollution
D’ici à la fin de l’année 2010, les communes devront constituer des profils de qualité des eaux de baignade, sorte de cartes des risques de pollution. Ces profils permettent, entre autres, de rechercher les causes des pollutions diffuses, de les prévenir et de les supprimer. La Ville de Dijon et le Syndicat Mixte d’Etude et d’Aménagement du Bassin de l’Ouche et de ses affluents (SMEABOA) ont décidé de prendre de l’avance sur la réglementation et ont demandé à Lyonnaise des Eaux, de réaliser avec l’appui de sa nouvelle agence Rivages Pro Tech et de son Centre Technique du littoral, le diagnostic qui permettra d’élaborer le profil. Il servira également à planifier le contrôle des eaux de baignade (fréquence,
site…).
Dijon a decidé d’aller plus loin que la réglementation
Une modélisation pour mieux comprendre le fonctionnement hydrodynamique du lac Kir
Alors que l’ancienne réglementation reposait sur un contrôle sanitaire a postériori, la nouvelle réglementation impose de mieux piloter la qualité des eaux de baignade par des actions préventives. Lyonnaise des Eaux a proposé de modéliser le comportement des courants du lac Kir afin de mieux évaluer le transport et la diffusion des flux possibles de pollution sur le site de baignade.
Cette modélisation permettra, dans un premier temps, d’améliorer la surveillance de la plage et, dans un second temps, de mieux évaluer le rythme et les conséquences des phénomènes d’accumulation des sédiments au fond du lac.
En parallèle du profil de plage, Lyonnaise des Eaux réalisera un diagnostic écologique du lac. Cela consiste à :
· compléter et mettre à jour les connaissances sur le fonctionnement hydrologique, géomorphologique et biologique du lac ;
· évaluer l’impact de l’Ouche amont sur la qualité du lac Kir ;
· évaluer l’impact des usages du lac sur la qualité de l’Ouche Aval ;
· en déduire une gestion pérenne du lac afin d’en limiter les effets sur le fonctionnement général de la rivière ;
· permettre d’expliquer les raisons du développement des plantes aquatiques très envahissantes.