RÉSULTATS DE L’OBSERVATOIRE CETELEM DE L’AUTOMOBILE 2012
Publié le 20 décembre 2011 à 15:25
Les Européens sont convaincus par la voiture électrique : 41% sont déjà prêts à acquérir un modèle 100% électrique. Pour 84% d’entre eux, elle est la meilleure solution d’avenir
pour protéger l’environnement.
Les Européens sont convaincus par la voiture électrique : 41% sont déjà prêts à acquérir un modèle 100% électrique. Pour 84% d’entre eux, elle est la meilleure solution d’avenir
pour protéger l’environnement. La voiture électrique existe depuis bien longtemps. Il y a plus de 100 ans, le premier véhicule à avoir franchi les 100 km/h (la ‘Jamais Contente’*) était un modèle électrique. Dans les années 70 et 80, dans un contexte de chocs pétroliers assez réguliers, la dimension économique a conduit plusieurs constructeurs à imaginer des véhicules électriques pour les entreprises mais aussi le grand public. Aujourd’hui, force est de constater que cette technologie n’a toujours pas percé, malgré de nombreuses communications engendrées par des dizaines de salons de l’automobile dédiés à la voiture propre aux quatre coins du monde.
Mais n’est-ce pas désormais le moment ? A la dimension économique vient se greffer la dimension écologique.
En effet la volonté maintenant partagée par la grande majorité des pays de baisser les émissions de gaz à effets de serre conduit naturellement à se poser la question de l’évolution des automobiles. Comment assurer le nécessaire équipement des populations de grands pays comme la Chine ou l’Inde sans peser sur le réchauffement climatique ?
Aujourd’hui les voitures électriques sont commercialisées à plus grande échelle et les Parisiens peuvent même les utiliser depuis quelques semaines via le concept Autolib.
Mais qu’en pensent vraiment les automobilistes, principaux arbitres du marché ?
Pour sa 28ème édition, L’Observatoire Cetelem de l’Automobile a ainsi décidé d’interroger plus de 6 000 personnes dans 10 pays d’Europe, France - Espagne - Portugal - Italie - Belgique - Allemagne - Royaume-Uni - Pologne - Turquie et Russie, pour un passage au crible de la voiture électrique : confort de conduite, autonomie, entretien, pollution, prix … bref une étude à 360° sur le sujet.
La voiture électrique séduit les Européens. Ils sont déjà 41% à envisager son acquisition. Et au global ce sont 71% des personnes interrogées qui se déclarent intéressées par le véhicule électrique. Certes, Il faut noter que c’est en France que l’intérêt pour cette technologie est le moins fort à 54%, mais toujours majoritaire. Et au final, 23% des Français manifestent des intentions d’acquisition. L’absence de bruit est perçue comme un atout incontestable puisque 73% des Européens considèrent que ce sera une source de stress en moins. Côté budget : 64% des interrogés pensent qu’avec le véhicule électrique, il sera possible de faire des économies à l’usage.
La voiture 100% électrique = voiture propre. 84% des Européens interrogés (75% des Français) considèrent que le véhicule électrique est la meilleure solution d’avenir pour protéger l’environnement. Même avec de l’électricité d’origine nucléaire, l’utilisation d’un véhicule électrique est, à leurs yeux, d’un point de vue environnemental, préférable à celle d’un véhicule thermique pour 60% d’entre eux. Cependant, 52% des Européens (54% des Français) pensent que la remise en cause du nucléaire pourrait hypothéquer l’avenir du véhicule électrique.
Prix et autonomie : 2 freins à lever. 49% des Européens interrogés (57% des Français) n’envisagent aucun effort financier pour acquérir un véhicule électrique. Et seulement 1/3 d’entre eux se déclarent prêts à payer ce type de véhicule jusqu’à 10% plus cher que son équivalent thermique. Quant à l’idée de la location de la batterie, elle ne rencontre toujours pas de succès : seuls 37% des Européens envisagent une telle solution. L’autonomie des batteries est un autre point problématique : 82% des Européens (77% des Français) font moins de 100 km par jour et pourtant, 55% d’entre eux (71% des Français) n’envisagent pas l’achat d’un véhicule ayant une autonomie inférieure à 250 km.
Ils souhaitent par ailleurs la mise en place rapide de bornes de recharge sur la voie publique (90% des Européens) et considèrent, pour 71% d’entre eux, que les pouvoirs publics n’aident pas suffisamment la filière.
La voiture électrique est attendue par les Européens. Elle bénéficie d’une très bonne image et ceux qui l’ont testée dans le cadre de notre étude**, le 5 octobre dernier sur les routes d’Ile de France, sont unanimes : c’est un véhicule très agréable à conduire.
Aujourd’hui chacun s’accorde à dire qu’elle sera la solution d’avenir. C’est le moment d’accélérer pour les acteurs du marché. La clef de la réussite passe par la pédagogie : en effet pour lever les freins « prix et autonomie », il est nécessaire de bien expliquer les enjeux et de faire évoluer la perception de l’automobile : alors que la distance parcourue chaque jour est inférieure à 100 km, faut-il forcément être propriétaire de sa voiture? Et faut-il continuer à envisager le coût uniquement par son prix d’acquisition ? … Le sujet tourne donc désormais autour du concept de mobilité dans lequel la voiture électrique occupera sans nul doute une place primordiale.
Tous les résultats de l’Observatoire Cetelem de l’Automobile 2012 sur www.observatoirecetelem.com