« Réactivité géochimique d’un stockage géologique du CO2 », une conférence organisée par LE STUDIUM® les 25 et 26 février
Publié le 19 février 2013 à 09:00
Fabrizio GHERARDI, chercheur italien, LE STUDIUM® RESEARCH FELLOW en résidence au BRGM à Orléans, et Pascal AUDIGANE, responsable de programme au BRGM, organisent les 25 et 26 février 2013, à l’Auditorium Charles Sadron du Campus du CNRS d’Orléans, une Conférence sur la réactivité géochimique d’un stockage géologique du CO2. Un panel de scientifiques français et étrangers ont été invités à présenter leurs activités respectives sur ce sujet dans l’objectif de réduire l’écart entre la théorie et la pratique et de préciser les critères de sécurité et d’efficacité d’un stockage.
Le BRGM mène différentes études sur des zones capables de stocker géologiquement du CO2. Des études sont menées en laboratoire afin d’examiner pendant et après l’injection de CO2 les conséquences de la réactivité chimique du CO2 dans le réservoir et l’encaissant. Comment va-t-on modifier la géochimie des systèmes naturels? Comment sécuriser au maximum les injections et le stockage ? Comment contrôler les systèmes autour des zones d’injection ? Comment tracer de possibles fuites de CO2 ? Quel serait l’impact en cas de fuite vers les aquifères d’eaux potables ?... Autant de questions auxquelles Fabrizio GHERARDI et Pascal AUDIGANE répondent au travers de leurs analyses en étudiant notamment une méthode géochimique isotopique de traçage d’arrivée de CO2 en aquifère. Ils insistent sur le fait que si les protocoles de stockage sont bien suivis, il existe peu de risques. Par ailleurs, il faut savoir qu’une bouteille de Coca-Cola contient un liquide bien plus acide (pH : 2) qu’un réservoir géologique contenant du CO2 et de l’eau (pH : 5). Un débat qui s’annonce passionnant lors de la conférence du STUDIUM C’est la première fois qu’un telle conférence est organisée sur cette thématique. Les scientifiques ont un devoir de transparence au regard des inquiétudes de certains et des avancées positives réalisées. 4 grands axes seront abordés : (i) le retour d’expérience sur les aspects géochimiques avec des sites pilotes opérés par des industriels ou des organismes de recherche (Total, Statoil, Université de Texas…), (ii) les expériences diverses en laboratoires français et étrangers, (iii) les prédictions d’évolutions chimiques par l’utilisation du calcul numérique et (iv) les études menées sur des analogies naturelles (avec des mesures terrain, comme en Italie). Les intervenants, du monde de la recherche et de l’industrie, venant du monde entier, présenteront un feed-back théorie / pratique afin d’améliorer la sécurité de l’injection et du stockage. Des sessions de discussion sont prévues pour favoriser un débat scientifique optimal. Des pistes de collaboration entre participants devront permettre de promouvoir des recherches conjointes à l’issue de cette conférence. Le stockage géologique du CO2 : une des solutions pour lutter contre les gaz à effet de serre Débutées depuis les années 90, les activités de recherche et de développement sur le stockage géologique de CO2 se pratiquent désormais quasiment partout dans le monde. D’après plusieurs études menées sur les émissions de gaz à effet de serre, il apparaît en effet que le CO2 est le gaz contribuant majoritairement à l’impact sur le changement climatique. Stocker dans le sous-sol le CO2 permet ainsi de limiter l’émission de ce gaz dans l’atmosphère. Le stockage géologique de CO2 consiste à injecter de grandes quantités de CO2 (plusieurs millions de tonnes) dans des formations géologiques appropriées à plus de 800 mètres de profondeur. Les réservoirs géologiques de stockage sont constituées de roches carbonatées ou gréseuses suffisament poreux et perméables pour l’accueillir. A ces profondeurs, le CO2 tend à remonter par gravité à la surface, ces réservoirs doivent donc être situés sous des formations géologiques imperméables de type argile pour assurer le piégeage permanent du CO2. En France les zones favorables se situent dans le Bassin de Paris, le Bassin Aquitain et le bassin du Sud-Est. Le CO2 stocké est d’abord capté des fumées en sorite de centrales thermiques, de cimenteries, de hauts-fourneaux sidérurgiques ou de plateformes pétrolières puis transporté dans des canalisations vers les zones de stockage. Une Conférence publique lundi 25 février à 18h30 au Muséum d’Histoire Naturelle d’Orléans Lundi 25 février, une conférence sera ouverte à tout public. Isabelle CZERNICHOWSKI-LAURIOL (BRGM, Présidente de CO2GeoNet ‐ Réseau d’excellence européen sur le stockage géologique de CO2), avec la participation de Nicolas SPYCHER du Lawrence Berkeley National Laboratory (Californie, Etats Unis), présentera : « Le stockage géologique de CO2 : une nouvelle technologie prometteuse pour lutter contre le réchauffement climatique». http://www.lestudium.cnrs-orleans.fr