Réemploi des cartouches d’impression LVL signe un accord-cadre avec l’Etat
Publié le 23 novembre 2011 à 09:30
La société LVL a signé ce mardi 22 novembre au ministère de l’Ecologie du Développement durable, des Transports et du Logement, un accord-cadre 2012-2015 visant à améliorer les conditions de traitement des cartouches d’impression usagées. Spécialisée dans la collecte et la valorisation des cartouches d’imprimantes et installée à La Chevrolière (44), au sud de Nantes, LVL s’associe ainsi à une démarche à laquelle participent les acteurs de cette filière - fabricants, distributeurs, entreprises du réemploi, de la valorisation et de l’élimination des déchets - ainsi que les collectivités.
Dès sa création en 1998 à La Chevrolière, LVL s’est positionnée comme collecteur dans la filière "cartouches d’imprimantes" pour favoriser le réemploi des cartouches d’impression vides (laser et jet d’encre) sous forme de cartouches génériques. Il faut savoir que 80 millions de cartouches sont consommées chaque année en France, ce qui représente un gisement considérable.
Comme le souligne Philippe Guénin, PDG de LVL, « l’idée de réutiliser les cartouches usagées est un concept relativement récent car notre industrie est encore jeune. Cet accord est à la fois pour nous un aboutissement en termes de maturité de notre secteur ainsi que le début d’une nouvelle ère de développement de notre activité en faveur de la réutilisation ». Il s’inscrit dans le cadre des directives européennes relatives aux déchets qui fixent la préparation en vue de la réutilisation, juste après la prévention et avant le recyclage, la valorisation et l’élimination.
Des objectifs ambitieux
Signataire de l’accord-cadre aux côtés des autres acteurs de la filière, LVL s’engage ainsi à atteindre, d’ici la fin de l’année 2015, des objectifs de traitement des cartouches ambitieux : un taux de réutilisation-recyclage de 70 % des tonnages collectés séparément et un taux de valorisation (matière et énergétique) de 95 % des tonnages collectés séparément.
Attachée à une démarche collective visant à concilier développement économique et préservation des ressources et de l’environnement, LVL adhère à l’association ETIRA (European Toner & Inkjet Remanufacturers Association). Celle-ci a établi un code de conduite qui impose des règles pour la gestion de l’entreprise, la qualité des produits et les aspects environnementaux et sociaux.
3 millions de cartouches traitées par an
Prestataire spécialisé dans la collecte de cartouches vides, LVL intervient comme collecteur à travers ses 20 000 points de collecte disséminés sur l’ensemble du territoire métropolitain et quelques centaines sur les zones frontalières en Allemagne, Belgique et Suisse. « Ce nombre augmente régulièrement », précise Philippe Guénin, qui a repris l’entreprise en 2004. « En 2010, nous avons traité 3 millions de cartouches, dont 50 % sont réutilisées par des "remanufacturers" après avoir été triées et conditionnées dans nos ateliers ».
Ces cartouches prêtes au reconditionnement pour réemploi représentent environ 600 modèles différents. Elles approvisionnent un réseau de quelque 200 partenaires implantés dans une quarantaine de pays. Les cartouches non réutilisables bénéficient d’un recyclage matière pour les "laser" ou d’une valorisation énergétique pour les "jet d’encre".
L’augmentation régulière de l’activité contraint aujourd’hui LVL à avoir ses ateliers et locaux de stockage dispersés sur trois sites qui s’avèrent aujourd’hui trop petits. En 2013, un nouveau bâtiment de 2 300 m² construit sur le même parc d’activités de Tournebride permettra de rassembler toute l’activité sur un seul site.