Reims accompagne le développement durable d’un large territoire burkinabé
Publié le 30 juillet 2012 à 08:00
Reims Métropole défend une démarche de coopération décentralisée en matière d’eau potable et d’assainissement à portée large et durable
L'eau, bien commun vital et irremplaçable, est un patrimoine mondial commun qu’il convient de gérer de manière solidaire et durable. Dotée de la compétence « eau potable et assainissement » pour les six communes qui la composent, Reims Métropole s’implique dans le cadre de la loi Oudin-Santini pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie de 16 communes du Burkina Faso. Les divers dispositifs de soutien mis en oeuvre par Reims Métropole et ses partenaires ont pour ambition d’impacter durablement le territoire visé en matière de fourniture d’eau potable et de renforcer au niveau national burkinabé les capacités de gestion des services locaux de l’eau. Une commune urbaine – Zorgho – est retenue désormais pour une approche élargie en matière de partenariat. Soutenant sur les plans technique et financier de nombreux projets de Reims Métropole visant à améliorer la gestion de l’eau pour son territoire, l’Agence de l’Eau Seine Normandie (AESN) est également et « naturellement » le partenaire majeur de la coopération décentralisée portée en territoire burkinabé par Reims Métropole.
Pour 1€ par an et par habitant (pour une facture moyenne), Reims Métropole a contribué à l’essor de 10 communes burkinabé
La loi Oudin-Santini relative à la coopération internationale permet aux collectivités telles que Reims Métropole d’affecter jusqu’à 1% de leur budget aux opérations de coopération décentralisée dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement. Finalement, ce sont 0,5% des recettes annuelles des budgets annexes de l’eau et de l’assainissement de notre collectivité qui sont dédiés depuis 2007 pour un projet à portée à la fois locale et nationale au Burkina Faso. Ce dernier s’intitule PASEP ou Projet d’Amélioration du Service de l’Eau Potable (de 2007 à 2011). Il a permis notamment de fournir un accès à l’eau à environ 20 000 personnes, soit 12,5% de la population des chefs lieux des communes concernées.
Une 2ème étape de coopération décentralisée pour les 4 années à venir pour répondre aux besoins encore importants
Ce 4 juillet 2012, Adeline Hazan, Maire de Reims et Présidente de Reims Métropole, a signé deux conventions d’aide financière avec Michèle ROUSSEAU, Directrice générale de l’Agence de l’Eau Seine Normandie. Concernant le 2ème PASEP destiné à 16 communes burkinabées, d’un montant global de 980 000€, l’AESN verse une subvention de 660 000€, Reims Métropole 260 000€ et le reste est financé par les communes.
Une coopération décentralisée renforcée avec la commune de Zorgho (52 000 habitants)
A l’issue d’une 1er phase d’implication de Reims Métropole et de ses partenaires auprès de 16 communes du Burkina Faso, un projet d’un soutien diversifié et d’échanges à moyen terme entre le territoire de la commune urbaine de Zorgho et celui de la communauté d’agglomération de Reims s’amorce. Edouard BALKOULGA, Maire de Zorgho, a signé ainsi une déclaration d’intention avec Adeline HAZAN, Maire de Reims et Présidente de Reims Métropole. Il a été accueilli pour visiter l’agglomération rémoise et découvrir les installations, modes de fonctionnement et compétences de Reims Métropole. aux côtés du Vice-Président de de la Commission Communale de l’Eau et de l’Assainissement. En matière d’eau potable, l’objectif des deux élus venus en délégation est le suivant : arriver à satisfaire le plus grand nombre d’habitants et à un prix accessible pour tous.
La volonté de diffuser les expériences acquises à l’échelle nationale burkinabée
Les expériences acquises en matière de décentralisation pour les communes burkinabé aussi bien en terme de réalisations techniques, de mise en place des instantces de décision (Commissions Communales de l’Eau), d’appui à la mise en œuvre par les communes de nouveaux contrats d’affermage sont désormais formalisées en modules de formation. Le Centre des Metiers de l’Eau ou CEMEAU en dispose donc pour former élus et techniciens de 351 communes burkinabé pour exercer leur compétence récemment acquise pour l’eau.