Royal franchit un nouveau palier dans ses attaques contre Sarkozy

Par Bernard M.
Publié le 13 avril 2007 à 00:10

Ségolène Royal a franchi un nouveau palier dans ses attaques contre Nicolas Sarkozy, jeudi à Besançon, s'en prenant pour la première fois nommément à lui pour lui reprocher de "promettre tout le contraire de ce qu'il fait".

"Lorsqu'on est candidat à la plus haute fonction de l'Etat, je crois qu'il y a un minimum de pudeur, de morale, d'exigence de vérité, de crédibilité.



Selon Mme Royal, M. Sarkozy, dont le nom a été copieusement sifflé par les militants, a "promis des choses invraisemblables" aux salariés d'Airbus qu'il a rencontrés le même jour à Toulouse.



Qui était au pouvoir quand le gouvernement actionnaire l'a autorisé à partir avec une cassette de huit millions d'euros?



Qui a osé nous répondre que l'Etat ne pouvait rien faire (quand le plan de suppressions d'emplois a été connu, ndlr)?



Selon elle, entre les candidats de l'UMP et du PS, ce sont "deux conceptions, deux visions de l'avenir, deux manières d'envisager l'exercice du pouvoir" qui s'opposent.



Elle a à nouveau défendu son "contrat première chance" pour les jeunes non qualifiés, l'appelant, comme à Carmaux une semaine plus tôt, "contrat nouvelle chance". Ce contrat, "nous le ferons", a-t-elle déclaré.



Enfin, pour rééquilibrer les rapports Nord-Sud et "réformer profondément l'aide au développement", elle a prôné "l'instauration d'une taxe sur les opérations financières".