Sarkozy défend à Bruxelles son idée de traité simplifié
Publié le 24 mai 2007 à 12:24
Le président français Nicolas Sarkozy a réaffirmé mercredi à Bruxelles que son idée de simplifié était "la seule solution possible" en lançant un vibrant appel pour que l'Europe rompe avec l'immobilisme
Une semaine après son investiture, M. Sarkozy a effectué son premier déplacement à Bruxelles, où il a affiché son volontarisme pour faire valoir "sans tabou" ses "convictions", tout en évitant d'ouvrir les hostilités sur l'avenir des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE.
"Le traité simplifié, c'est la seule solution possible, la solution ça ne peut pas être la Constitution", a-t-il dit en estimant qu "autour de cette idée de traité simplifié, tout n'est pas résolu mais on progresse".
M. Sarkozy préconise un traité allégé aux seules améliorations du fonctionnement de l'union à 27 (présidence stable, ministre des Affaires étrangères, extension du domaine de la majorité qualifiée), un texte qui serait adopté en France par la voie parlementaire et non plus par référendum.
Le président français a parallèlement déclaré fortement "ne pas avoir changé d'avis" sur son opposition à une entrée de la Turquie dans l'UE.
"Je ne pense pas que la Turquie ait sa place dans l'Union", a-t-il réitéré.
Mais il a aussi souligné ne pas voir l'utilité de poser cette question "alors qu'elle ne se pose pas maintenant et que nous avons tant de pain sur la planche", sous-entendant que la France ne mettrait pas son veto à l'ouverture fin juin de trois nouveaux chapitres dans les négociations avec la Turquie.
Le président français a également tenu à rassurer ses partenaires européens en assurant qu'il ne voulait pas "remettre en cause l'indépendance de la BCE" (Banque centrale européenne), mais qu'il "prendrait des initiatives" pour doter la zone euro d'un véritable gouvernement économique.