Service civil, mode d'emploi
Publié le 16 novembre 2005 à 16:34
Après l'annonce du président de la République, Jean-François Lamour, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, n'a pas attendu vingt-quatre heures pour souligner qu'un million d'euros avaient été prévus dans le budget 2006 de son ministère pour accompagner la montée en puissance du dispositif du volontariat associatif
Il faut dire que le ministère n'a pas attendu les récentes déclarations sur le sujet et y travaille depuis un an.
Un projet de loi sur le volontariat associatif a été adopté en première lecture par le Sénat au début de l'année et devrait être inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée le 20 décembre prochain.
Distinct du bénévolat et surtout du salariat, le volontariat associatif concerne essentiellement les jeunes. Il est prévu pour une durée maximale de deux ans avec un forfait couverture sociale-retraite et une indemnité mensuelle d'environ 500 euros.
Les secteurs concernés vont du service aux personnes à l'environnement en passant par la culture.
Les 40 000 autres volontaires annoncés par le chef de l'État seront répartis dans des structures pour la plupart déjà en place.
La Défense nationale devrait développer son «Plan Défense deuxième chance», pour arriver aux environs de 20 000 volontaires de 18 à 21 ans, en échec scolaire ou en voie de marginalisation. Destinée à l'insertion sociale et professionnelle, cette initiative lancée en septembre dernier propose une formation de six mois à deux ans et une indemnité mensuelle de 300 euros.
Deux nouveaux centres d'accueil seront ouverts le mois prochain et, à terme, quelque quarante sites devraient suivre.
Le ministère de l'Intérieur n'est pas en reste avec ses «Cadets de la République», pour les jeunes intéressés par la police nationale.
Parmi les politiques, François Bayrou avait déjà défendu l'idée d'un service «civil et humanitaire» lors de sa campagne présidentielle de 2001. Il le souhaitait obligatoire pour permettre un véritable brassage social, tout comme le préconisait le PS dans une proposition de loi déposée fin 2003 par l'ancien ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant.