Si je suis élu, je prendrai trois ou quatre mesures simples

Par Bernard M.
Publié le 30 mai 2006 à 09:14

Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers a prononcé lundi un discours musclé sur le "rétablissement de l'autorité de l'Etat"

"Si je suis élu, il n'y aura plus d'amnistie pour les hommes politiques", "plus d'immunité parlementaire", et "un homme politique condamné pour corruption sera inéligible à vie", a-t-il déclaré, lors d'une réunion publique anniversaire du rejet de la Constitution européenne, qui a rassemblé près de 800 personnes à Paris.

"Je vais doter les Francais d'un instrument nécessaire pour débarrasser le pays de cette classe politique corrompue, un balai", a-t-il déclaré, sous les applaudissements.



M. de Villiers a promis d'être le candidat qui ferait "respecter l'esprit du 29 mai", lorsque les Français ont rejeté la Constitution européenne.

"Si je suis élu, je prendrai trois ou quatre mesures simples, unilatérales, pour montrer que la France est un Etat souverain", a-t-il souligné, en citant "l'interruption" de la participation française aux négociations sur l'entrée de la Turquie par le rappel de l'ambassadeur à Bruxelles, la baisse de la TVA sur la restauration "sans demander l'autorisation", et le lancement de coopérations spécialisées avec d'autres Etats.

"Ce n'est pas à la France de s'aligner sur Bruxelles, c'est désormais à Bruxelles de s'aligner sur la France", a déclaré M. de Villiers.



Dans son discours, le président du Mouvement pour la France a affirmé que la "la France a besoin d'un chef qui remette de l'ordre".

Il a particulièrement insisté sur le rétablissement de l'autorité à l'école. "Quand un professeur entre dans une classe, les élèves se lèvent (...) Quand un élève refuse ou contesten le renvoi doit être immédiat" a déclaré M. de Villiers, qui s'est également prononcé pour la "blouse obligatoire" pour les élèves, pour gommer les différences sociales.



Pour lui, les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), "qui fabriquent des pédago ensavatés", doivent être supprimés et remplacés, et le "collège unique remplacé par l'école du mérite".



M. de Villiers a promis également de dissoudre le Conseil français du culte musulman, pour lutter contre "le communautarisme", et s'est engagé de nouveau à appliquer "une politique d'immigration zéro et le rétablissement des frontières".

"Nous sommes l'alternative à ceux qui auraient bien voté Sarkozy mais ne peuvent pas à cause" de certaines de ses positions, comme celle en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales, a déclaré M. de Villiers.

"Nous sommes l'alternative pour ceux qui auraient bien voté Le Pen" mais ne vont pas le faire "parce qu'ils n'acceptent plus les dérapages sur la Seconde guerre mondiale, ou parce qu'ils veulent un homme d'avenir et non un homme du passé", a ajouté M. de Villiers