Six grands projets d'innovation industrielle

Par Bernard M.
Publié le 25 avril 2006 à 11:50

Jacques Chirac a lancé, aujourd'hui mardi à l'Elysée, six grands projets d'innovation industrielle, retenus par l'Agence d'innovation industrielle ...

... qui participe à leur financement, et qui, selon lui, visent à inventer "les produits de demain".



Ces projets vont de la production de carburant diesel hybride à la fabrication de produits chimiques issus de l'agriculture en passant par la télévision sur mobile par satellite et un métro de nouvelle génération.



Ainsi, par exemple,

- "Bio-Hub" vise à fabriquer des produits chimiques à partir de produits agricoles,

- "Homes" est un système devant réduire la consommation d'énergie des bâtiments de 20%,

- "NeoVal" est un projet de nouvelle génération de métro automatique sur pneumatiques,

- "Quaero" est un programme franco-allemand de logiciels de recherche multimédia pour concurrencer Google et Yahoo,

- "TVMSL" est un système de télévision sur mobile diffusée par satellite,

- et "VHD" est un programme déjà mis au point par PSA de véhicule hybride diesel électrique.



Ces premiers projets, d'une durée de trois à sept ans et retenus la semaine dernière par l'Agence d'innovation industrielle créée fin août, "se concentrent sur les défis technologiques essentiels pour notre avenir", a déclaré le chef de l'Etat en les présentant à l'Elysée.
Ces projets "nous permettront d'inventer les procédés, les applications et les produits de demain" et ils "vont renforcer l'excellence de notre industrie et de nos services, pour créer de nouveaux emplois hautement qualifiés", a indiqué M. Chirac.



Car, s'ils aboutissent, ces projets peuvent induire "des dizaines de milliers d'emplois indirects". C'set en tous cas ce que l'on pense dans l'entourage du chef de l'Etat.



Interrogé sur la recherche dans notre pays, Jacques Chirac a reconnu que la France avait du retard en matière d'innovation industrielle : "parmi les trente entreprises mondiales qui investissent le plus dans la recherche, on ne compte à ce jour qu'une seule entreprise française".



La faute à qui ? A quoi ? Là, pas de réponse ...




L'AII, présidée par le président de Saint-Gobain Jean-Louis Beffa, retient des projets lors de ses conseils de surveillance.



Elle signe alors un contrat avec un industriel, lui-même en liaison avec une série d'entreprises et notamment des PME, et partage les risques avec celui-ci en cas d'échec du projet.



Une trentaine de projets sont en cours d'examen, au-delà des six déjà retenus.



Bon vent !