Stocks historiques de pneumatiques usagés : plus de 4 millions de pneus enlevés et valorisés depuis 2008, 43 stocks historiques éliminés du territoire français
Publié le 20 décembre 2012 à 08:59
Recyvalor, l’association créée en 2008 pour prendre en charge l’évacuation et la revalorisation des stocks de pneumatiques usagés répartis sur les 61 sites recensés sur le territoire français[1], présente le bilan à mi-parcours de sa mission. A date, grâce à l’engagement sans faille des acteurs du pneumatique en lien étroit avec le Ministère de l’Ecologie et l’association Robin des Bois, ce sont plus de 31 000 tonnes de pneumatiques (l’équivalent de plus de 4 100 000 pneus) qui ont été enlevés et valorisés, pour un coût total de plus de 4,7 millions d’euros, et ce sur 43 communes. Plus de quatre millions de pneus déjà enlevés et revalorisés Face aux enjeux environnementaux et sanitaires que constituent les stocks historiques de pneumatiques usagés (pollution, risque d’incendie, de prolifération de moustiques et reptiles, maladies, etc.), les principaux acteurs du pneumatique se sont unis pour remédier aux situations difficiles qu’engendrent de tels dépôts sur le territoire. Ainsi, en 2008, l’ensemble des acteurs de la filière pneumatique (distributeurs, manufacturiers, constructeurs automobiles, professionnels du secteur du pneumatique et du déchet) signait volontairement, sous l’égide du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, un accord interprofessionnel qui donnait naissance à l’association Recyvalor, initiative exemplaire et sans équivalent en Europe, basée sur le seul engagement volontaire des acteurs d’une filière. L’objet de l’association est de financer et d’organiser, en partenariat avec l’Etat et les collectivités, l’enlèvement et la valorisation d’un maximum de 80 000 tonnes de pneus usagés recensés sur 61 sites distincts, et ce sur une période comprise entre 6 et 8 ans. Après une étude détaillée des sites concernés, Recyvalor a estimé le volume total de pneus sur le territoire français à environ 62 000 tonnes. > A mi-parcours de sa mission, Recyvalor confirme qu’à fin 2012, l’association aura traité 43 sites représentant un total de plus de 31 000 tonnes de pneumatiques, soit plus de 4,1 millions de pneus. Pour Bénédicte Barbry, Présidente de l’Association RECYVALOR : « Les différentes interventions menées et à venir illustrent la capacité des acteurs d’une filière à se mobiliser et s’engager durablement de manière volontaire, et ce y compris dans un contexte de crise, pour apporter des solutions concrètes à un problème environnemental et sanitaire majeur. Dès sa création en 2008, RECYVALOR s’était fixé l’objectif ambitieux d’éliminer tous les stocks historiques de pneus usagés présents sur le territoire en moins de huit ans. Si nous regrettons le manque d’engagement de très nombreuses collectivités à nos côtés, c’est grâce à la mobilisation sans faille des acteurs du secteur pneumatique, associée à une forte implication du ministère de l’Ecologie et du Développement Durable que 43 stocks auront été éliminés à fin 2012 (sur un total de 61), soit un total de plus de 4 millions de pneus valorisés. A ce jour, nous sommes confiants sur notre capacité à obtenir le résultat escompté en comptant cependant davantage sur l’engagement des collectivités à nos côtés. » La revalorisation des pneumatiques Une fois enlevé par Recyvalor, le pneumatique redevient une nouvelle matière première grâce à son élasticité, la solidité de sa structure, son pouvoir drainant, son pouvoir calorifique, sa haute teneur en carbone… Quatre types de valorisation sont possibles : > La valorisation matière : broyé puis granulé et débarrassé de son textile et de son acier, le pneu peut devenir sol sportif, sol d’aire de jeux, sol équestre, terrain de foot synthétique ou objet moulé (roues de conteneur à déchets, mobilier urbain). > La valorisation énergétique : entier ou broyé, le pneu est utilisé comme combustible de substitution par les cimenteries. > La valorisation en travaux publics : entier, le pneu est utilisé dans la construction de murs de soutènement, murs pare-avalanches, etc. Broyé, il est utilisé pour la fabrication de bassins de rétention, sous-couches drainantes, routes silencieuses, etc. > La valorisation par réemploi : occasion ou rechapage. Un objectif ambitieux : éliminer et valoriser l’intégralité des stocks d’ici à 2016 D’après les récentes estimations de l’association, plus de 31 000 tonnes de pneus répartis sur 14 sites resteraient à collecter. Les sites sont traités en fonction de critères de priorité définis avec le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie et l’association Robin des Bois : > L’importance du risque sanitaire et environnemental (situation géographique du dépôt : zone urbaine dense, zone naturelle sensible…), > La capacité et la facilité de traitement local des pneumatiques usagés (existence de débouchés ponctuels liés à un projet de travaux publics, centres de revalorisation régionaux…), > Le volume du tonnage à traiter, > La difficulté d’intervention sur le site > Le niveau d’implication des acteurs locaux. Ainsi, quatre sites supplémentaires sont déjà programmés pour 2013, représentant un total de plus de 3500 tonnes soit environ 471 000 de pneus. Les sites concernés sont ceux du Noyer (Cher), d’Argelès sur Mer (Pyrénées Orientales), Notre Dame de Bliquetuit (Seine Maritime) et Malay-le-Petit (Yonne).