Tabagisme, abus d'alcool et excès de poids concernent plus d'un Français sur deux
Publié le 22 novembre 2005 à 13:12
Plus de la moitié de la population est concernée par au moins un de ces risques : 40% de la population est en surpoids, 25% environ fume quotidiennement et 7% boit de manière excessive, selon les résultats de l'enquête Santé 2003 que publie mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE)
Tabac, alcool et surpoids combinés touchent moins de 1% des Français, mais dans 90% des cas, ce sont des hommes. Et ll n'y a en effet pas d'égalité hommes/femmes dans ces domaines : un homme sur deux fume ou a fumé quotidiennement, un homme sur deux est trop gros, et un sur dix consomme trop d'alcool.
Une femme sur trois est trop grosse. Une sur trois aussi fume ou a fumé, et une femme sur trente "seulement" boit en trop grand quantité.
La part des fumeur(se)s quotidien(ne)s diminue avec l'âge, passant de 35% chez les 18-29 ans à 4,5% chez les 75 ans et plus.
Inversement, la proportion des individus en excès de poids augmente fortement jusque chez les 60-74 ans (dont 57% sont en surpoids ou obèses) pour diminuer nettement ensuite.
Concernant l'alcool, la part des buveur(se)s excessifs augmente avec l'âge pour atteindre un maximum chez les 45-59 ans et diminue ensuite très sensiblement (1% seulement chez les 75 ans et plus).
La fréquence du surpoids et de l'obésité croît jusqu'à 60 ans. Le surpoids semble se déclarer plus jeune aujourd'hui : en 2003, 11,5% des 25-29 ans avaient un excès de poids à 20 ans, contre seulement 8,5% des 30-44 ans et des 45-49 ans.
L'excès de poids conjugué au tabagisme et à l'alcoolisme ne touche qu'une population restreinte (moins de 1%) mais à 90% masculine. En revanche, cumuler deux de ces risques est plus fréquent : 10,5% de la population est concernée, souligne l'enquête, qui précise que ce sont surtout les hommes qui allient tabagisme et alcoolisme.
Quant au surpoids, il est moins souvent associé à un autre risque: 18,5% seulement sont des fumeurs quotidiens et on trouve parmi eux sensiblement la même proportion de buveurs excessifs que dans l'ensemble de la population.
Le niveau culturel tient une part importante dans ces comportements : on fume moins chez les diplômés que dans le reste de la population, on est aussi moins gros. En revanche, on boit plus.
Quant au revenu, il joue un rôle différent selon le risque. On fume d'autant moins que le niveau de revenu est élévé. En revanche, selon l'INSEE, un bas niveau de vie ne prédispose pas en soi au surpoids.
Toutes choses égales par ailleurs, l'Ile-de-France et l'Est seraient les régions où il y aurait le plus de fumeurs quotidiens et le moins d'ex-fumeurs. On est plus gros dans le Bassin parisien, le Nord-Pas-de-Calais et l'est de la France que dans l'ouest. En revanche, on ne note aucun effet significatif spécifique de la zone de résidence sur la consommation excessive d'alcool.
L'enquête santé 2002-2003 a été réalisée en 2003 auprès de 21.000 personnes âgées de 18 ans et plus.
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