Trois régions produisent près de la moitié de la richesse française
Publié le 22 décembre 2005 à 09:24
Seulement trois régions, l'Ile-de-France, Rhône-Alpes et Paca, ont produit à elles seules 45% du Produit intérieur brut français en 2003
Une étude de l'Insee publiée jeudi montre que le poids des régions dans la production de la richesse nationale est stable depuis 1990.
Et que trois régions - l'Ile-de-France, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-côte-d'Azur - sont responsables de plus de la moitié de la valeur ajoutée du secteur des services marchands (52%)
L'Ile-de-France y contribue pour plus d'un tiers, alors qu'elle n'est à l'origine que d'un cinquième de la valeur ajoutée totale dans l'industrie et la construction.
Dans l'industrie, quatre régions produisent 45% de la valeur ajoutée : Ile-de-France, Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais et Pays-de-la-Loire. Dans la construction, quatre régions en produisent 43%: Ile-de-France et Rhône-Alpes toujours, devant Paca et Pays-de-la-Loire.
L'agriculture est le secteur le moins concentré. Trois régions sont à l'origine de 25% de sa valeur ajoutée: Aquitaine, Bretagne et Pays-de-la-Loire.
Les régions n'ont pas toutes le même profil économique : le tertiaire marchand représente 68% de la valeur ajoutée produite en Ile-de-France mais seulement 41% en Champagne-Ardenne et Franche-Comté.
L'industrie occupe une place importante en Franche-Comté (26,6%) ou encore en Haute-Normandie (24,0%) tandis que le poids de la filière agricole (agriculture et industrie agroalimentaire) est le plus élevé en Champagne-Ardenne, avec 13% de la valeur ajoutée régionale contre 4,5% au niveau national.
Entre 1990 et 2003, le PIB métropolitain a augmenté de 28% en volume. Mais il a progressé de 43% dans les Pays-de-la-Loire contre moins de 20% en Bourgogne, Auvergne, Lorraine et Champagne-Ardenne. De manière générale, les plus fortes croissances se situent dans un "croissant périphérique" qui va de la Bretagne à la Franche-Comté, en passant par le Midi.
Les régions où la croissance du PIB a été supérieure à la moyenne comptent aussi parmi les plus diversifiées en termes de tissu productif, note l'étude, qui remarque que "sur cette période, une forte spécialisation a été un facteur de fragilité".
Pourtant, dans l'ensemble, sur la période 1990-2003, la contribution de chaque région au PIB français a peu varié d'une année sur l'autre. Ainsi, la part de l'Ile-de-France est passée de 28,5 à 29,3%, celle de Paca de 6,8 à 7,1%, celle de Champagne-Ardenne de 2,1 à 2,0%, celle du Languedoc-Roussillon de 2,9 à 3,1%.
Le PIB par habitant présente un profil particulièrement contrasté : il est supérieur de 75% en Ile-de-France (39.360 euros) par rapport à la province (22.775 euros).