UFC-Que Choisir part en croisade contre les escrocs du web

Par Bernard M.
Publié le 07 avril 2009 à 14:08

Cdiscount, Fashionshopping et Lemagiciendesprix sont dans le collimateur de l'association de consommateurs UFC - Que Choisir.

Cdiscount, Fashionshopping et Lemagiciendesprix sont dans le collimateur de l'association de consommateurs UFC - Que Choisir. En parallèle, elle s'est portée partie civile dans le cadre de procédures judiciaires contre d'autres sites de vente en ligne.

Alors que l'on pensait les histoires d'arnaques, de non livraison de commande et de non remboursement loin derrière nous, on constate que les soucis de ce genre ont été particulièrement nombreux en 2007 et 2008. D'un côté, elle a porté plainte auprès des Tribunaux de Grande Instance de Bordeaux, Bobigny et Marseille contre les sites Cdiscount, Fashionshopping et Lemagiciendesprix.

Concernant le site Cdiscount, le juriste de l’UFC précise : «Oui, il arrive régulièrement sur Internet que nous constations des problèmes au niveau du prix de référence, mais cela n'est pas acceptable de la part d'un site important comme Cdiscount». Et pourtant, le commerçant est déjà connu de la justice française. L'association a publié dans son numéro d'avril un article sur son action.

Parallèlement, l'association intervient dans plusieurs autres affaires en tant que partie civile contre d'autres sites de e-commerce : Maniaprice.com, Mondialdiscount.com, Multidiscount.com, Priceforce.com, Wahoodiscount.com et Showroom2001.com. Ces sites sont accusés de publicités mensongères et d'abus de confiance. L’association va même jusqu’à parler d'escroqueries en bande organisée pour le site Multidiscount.com.

Une clause de protection difficile à obtenir

La Fédération de la vente à distance avait proposé le 3 mars dernier certaines mesures dont le débit du compte de l'internaute à l'expédition de la commande. Aujourd'hui peu de sites ont adopté ce procédé et d'ailleurs la Fevad ne l'exige pas de ses membres. Pourtant, cette mesure permettrait de réduire les risques. En cas de faillite ou d'arnaque, les consommateurs qui n'auraient pas avancé l'argent ne seraient pas lésés.