Une attractivité accrue de la Bretagne avec l’arrivée de la grande vitesse

Par Bernard M.
Publié le 18 mars 2011 à 11:53

Les agences de développement et d’urbanisme de Bretagne ont réalisé en 2010 une étude sur les attentes relatives à la mise en service de la ligne à grande vitesse Le Mans - Rennes et ses prolongements envisagés vers la Bretagne occidentale dans les différents territoires bretons. Pour ce faire, 240 acteurs économiques et institutionnels bretons ont été interrogés.

L’objectif : Mesurer les différences d’appréciation entre types d’acteurs et entre territoires et anticiper

au mieux l’arrivée de cette infrastructure majeure pour le développement régional.



UNE AMELIORATION FORTE DE L’ATTRACTIVITE



Tous en sont persuadés : l’attractivité de la Bretagne va se trouver sensiblement renforcée par «l’effet

BGV». L’accès plus aisé à la capitale et aux métropoles régionales, ainsi que la qualité de vie,

devraient faciliter le recrutement d’actifs dans les secteurs de la production, de la recherche ou de

l’enseignement supérieur. Mais ce sont surtout les courts séjours touristiques qui devraient très

fortement augmenter. Bien entendu, l’effet ne sera pas identique sur tout le territoire breton.

L’amélioration de l’accessibilité profitera assez naturellement à l’agglomération rennaise du fait de sa

position géographique, de son rôle de carrefour ferroviaire, et de son poids économique et

démographique. Pour les grands centres urbains qui seront positionnés entre 2h et 2h45 de Paris,

comme Saint-Brieuc, Saint-Malo, Vannes et Lorient, l’effet attendu devrait être également très

significatif. Pour les agglomérations de Brest et Quimper, et malgré l’importance des populations

concernées et l’augmentation du nombre de liaisons quotidiennes, le seuil des 3 heures restera

cependant déterminant pour que « l’effet BGV » soit pleinement ressenti. Enfin, la nouvelle offre BGV

devra être dimensionnée de façon suffisante dans des bassins de taille intermédiaire comme

Guingamp, Lamballe, Morlaix, ou Redon, pour que ceux-ci profitent pleinement des gains de temps

satisfaisants dont ils bénéficieront.



MAIS UN EFFORT QUI DOIT ETRE POURSUIVI



Le projet BGV est encore peu connu des acteurs économiques et nécessite des actions

d’accompagnement pour en optimiser les effets. En premier lieu, une action de communication devra

être menée. Mais surtout, ce projet devra s’inscrire dans une stratégie de développement mobilisant

l’ensemble des collectivités locales concernées. Une 2ème phase de travaux entre Rennes et Brest,

et entre Rennes et Quimper, est indispensable pour mettre la Bretagne occidentale en dessous du

seuil des 3 heures. Cette deuxième phase vient d’être actée par l’Etat, la Région et l’opérateur

ferroviaire. Les horaires et les fréquences seront à adapter pour permettre à l’ensemble des Bretons

et des Parisiens d’arriver à Paris ou en Bretagne vers 9 heures et de réaliser une journée entière de

travail. Partout la chaîne des déplacements devra être sensiblement améliorée pour prendre en

compte la nouvelle offre BGV et en faire bénéficier les territoires non desservis (Centre Bretagne,

Pays de Dinan, Goëlo, …). Enfin, les gares devront à terme devenir des pôles d’échanges

intermodaux ainsi que de véritables pôles de vie, pleinement intégrés dans la vie des habitants et des

entreprises locales.