Une nouvelle loi électorale controversée en Italie

Par Bernard M.
Publié le 14 décembre 2005 à 14:29

Le Parlement italien a définitivement approuvé mercredi par un vote du Sénat la réforme électorale instaurant la proportionnelle et ce malgré de nombreuses oppositions qui dénoncent le changement des règles du jeu à quatre mois des législatives.

Pour entrer en vigueur, la loi doit encore être promulguée par le président de la République, Carlo Azeglio Ciampi. La réforme rétablit le système proportionnel supprimé en Italie en 1993 au profit du scrutin majoritaire à un tour avec une dose de proportionnelle pour 25% des 630 députés, qui a permis depuis une relative stabilité gouvernementale sans précédent en Italie.

En vertu de la nouvelle loi, la coalition qui remportera les législatives du 9 avril 2006 aura au minimum 340 des 630 sièges.



La nouvelle loi instaure également des seuils minimum pour permettre aux partis politiques d'entrer au Parlement : obtenir au moins 10% des voix pour les coalitions, 2% pour chaque parti coalisé et 4% pour les partis qui sont seuls en lice.



L'opposition a dénoncé cette loi et a annoncé son intention de la modifier si elle remportait les législatives. "Dans l'attente de trouver un consensus pour une nouvelle loi électorale plus équilibrée et acceptée par l'opposition, nous rétablirons l'ancienne", a promis Romano Prodi, chef de file de l'opposition italienne.

"Nous ne laisserons certainement pas survivre cette loi indigne adoptée par une méthode et avec des intentions incompatibles avec le plus élémentaire respect des règles démocratiques", a-t-il expliqué.