Une période estivale chargée
Publié le 28 août 2008 à 14:42
Nicolas Sarkozy, toujours en désamour d’avec le peuple de France, se rappellera sans doute longtemps cet été 2008 au cours duquel, président de l’Union oblige et événements tragiques en plus, il n’a pas ménagé ses efforts ni même son énergie pour se rendre sur tous les lieux où sa fonction et se valeurs devaient logiquement le conduire. Les procès d’intention qui lui sont faits sont dérisoires mais l’homme – quelque soit son talent et ses capacités – ne peut être le pompier de la planète !
Les JO de Pékin auront mobilisé les médias internationaux et captivé tous les amoureux du sport. Pour autant, le goût amer persiste dans la bouche de toutes celles et ceux qui ont su, après coup, que tout était mis en scène, distillé, contrôlé, censuré. Les autorités chinoises n’ont que faire des grands discours des autres pays et ont profité de cette opportunité pour faire une démonstration de puissance au reste du monde. Pari tenu !
Ces JO, il eût été maladroit de les gâcher par des déclarations ou des actes politiques notamment liés à la situation au Tibet. Le président a eu raison, quoiqu’en disent ses opposants, de ne pas mettre d’huile sur le feu en recevant, durant cette manifestation sportive qui se doit de respecter notamment les principes et valeurs portés par le Baron Pierre de Coubertin, le très charismatique Dalai Lama. D’ailleurs, sa venue en France était calculée et intentionnellement choisir pour tenter de se faire entendre alors que nombreux sont ceux qui savent, qui écoutent et qui l’aident.
Sur les traces de Tintin, parée de son juste-au-corps marquée d’un S de « super woman », a déclaré, après avoir été reçue par le chef religieux et leader politique tibétain, vouloir se rendre sur place et « changer les choses ». C’est sans doute là une erreur de plus de l’ancienne candidate à la présidence et actuelle prétendante à la succession de son ex compagnon François Hollande, un pas supplémentaire qui lui coûtera cher en crédibilité et en image …
L’armée rouge a répliqué avec une force sans proportion face à l’agression dont la Russie a été victime dans le petit bout de territoire qui demeure annexé, l’Ossétie du Nord, révélant à celles et ceux qui l’avaient oublié que la tradition impérialiste et hégémoniste de ce grand peuple ne s’efface pas avec la seule chute d’un mur ni même avec des pressions diplomatiques internationales dont les dirigeants, fiers et sûrs d’eux-mêmes, n’ont que faire.
Le moral des ménages et des chefs d’entreprises est au plus bas. L’immobilier va mal. Le pouvoir d’achat s’effrite. Le PIB accuse un recul. L’inflation repart. Doit-on pour autant s’affoler ? Oui et non ! L’Amérique de Georges Bush a sans doute touché le fond et il y a fort à parier que quelque soit le résultat de l’élection US en novembre, le dollar repartira à la hausse, que le grand pays qui nous libéré du nazisme saura se ressaisir et revenir en force sur tous les fronts en quelques années à peine. En revanche, les risques de récession, de stagflation et d’effet ciseau économique dans la zone Euro n’ont jamais été aussi forts, laissant augurer une baisse significative de la valeur de la monnaie unique face aux autres grandes devises, un scénario probable qui, en outre, pourrait coûter cher en points de croissance aux dragons asiatiques. Quant à la Chine et l’Inde, elles ne pourront exporter que ce que l’Occident pourra ou voudra bien leur acheter et sur ce terrain là leurs ennuis ne font que commencer …
A la semaine prochaine pour une vrai rentrée politique !