Vers une entente sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre ?
Publié le 03 mai 2006 à 18:40
Hélas, cela se passe hors de l'Union européenne et au-delà des mers : en effet, déçu du budget fédéral consacré à la protection de l'environnement, Québec entend donc entamer un bras de fer dans le but de forcer la main d'Ottawa ...
... pour obtenir une entente sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Ainsi, pour Claude Béchard, ministre québécois de l'Environnement, il est déplorable que le budget Flaherty n'intègre aucune sommant, pas le moindre petit montant, pour l'application du protocole de Kyoto. Et cette position n'a rien à voir avec un quelcvonque clivage politique puisque, au Canada, les questions liées à la protection de l'environnement suscitent bien des inquiétudes.
Donc, M. Béchard prend son bâton de pélerin et assène les reproches - dûment motivés - au gouvernement Harper, un gouvernement qu'il accuse d'avoir laissé planer l'éventualité de présenter un plan intéressant pour la lutte contre les gaz à effet de serre, sans qu'au final il n'ait été inclus la moindre mesure budgétaire.
Dès lors, la province de Québec déposera son propre plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre. De guerre lasse. Las d'attendre la conclusion d'une entente 'amiable' avec Ottawa.
Et pour financer ses initiatives, la région francophone considère pour acquis qu'au niveau fédéral l'on ne pourra lui refuser de lui verser un montant proportionnel à celui accordé à l'Ontario, en tous points comparable, une 'manne' estimée à 328 millions de $. Quand même !
De plus, si ses allégations s'avèrent exactes, Québec n'a plus d'autre alternative que de forcer la main au gouvernement Harper. Voilà une pratique presque nouvelle dans le paysage Canadien même si des tensions entre les communautés ont toujours existé.
Mais le but à atteindre est clair et simple : s'assurer d'être en position de se voir doter d'un montant d'aide pour l'atteinte des objectifs du protocole de Kyoto.
Ni 'guerrier', ni procédurier, le ministre québecois espère simplement que son homologue fédérale, Rona Ambrose, aura l'heur d'accepter de le recevoir dans les plus brefs délais.
Car, en vertu des objectifs fixés par le protocole de Kyoto, le Québec se doit impérativement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Et la tâche s'annonce rude car il s'agit d'une baisse de six pour cent par rapport au niveau de 1990, avec comme deadline l'année 2012. 6% en six ans : ce n'est pas rien ...