Vidéo-protection dans les collectivités : pour 62% des maires, elle est devenue « nécessaire »

Par Bernard M.
Publié le 20 décembre 2012 à 09:08

Ruckus Wireless (NYSE: RKUS), fournisseur de solutions Wi-Fi, a profité du Salon des Maires et des Collectivités Locales pour interroger les élus sur leur perception de la vidéo-protection. Deux questions étaient posées, l'une portant sur la nécessité du dispositif, l'autre sur les modalités pratiques de son déploiement. Au final, il apparaît que les maires de France sont nettement favorables à l'usage de la vidéo-protection, sans pour autant bien comprendre les tenants et aboutissants de son déploiement. La première question reçoit une première réponse aussi tranchée que la seconde, équilibrée : · Est-ce que la vidéo-protection est devenue nécessaire ? Oui : 62% Non : 38% · Saviez-vous que la vidéo-protection peut passer par le Wi-Fi ? Oui : 48% Non : 52% « La route est maintenant pavée mais peu s'y sont encore engagés ! », résume Andrew Bartram, Directeur Commercial - France, BeNeLux et Afrique du Nord, Ruckus Wireless. « La question de la vidéo-protection ne se pose plus vraiment et, a priori, la tendance engagée ces dernières années ne s'inversera plus. Nous le voyons tous les jours sur le terrain. » La typologie des maires (taille de la collectivité, localisation, etc.) n'a pas été abordée dans ce sondage, mais une précédente étude avait marqué une plus nette adhésion des collectivités à la vidéo-protection dans certaines régions bien spécifiques. Ainsi, à la question de l'importance de la vidéo-protection, les maires d'Ile-de-France et provinciaux affichent ostensiblement leurs divergences. A la question « Comment jugez-vous le déploiement d'un réseau de vidéo-protection dans votre ville ? », 53% des maires répondent « Très important » en région parisienne, contre une moyenne de seulement 34 % en province. Le quart Sud-Est est celui qui est le plus en phase (49%) avec la région parisienne. A l'extrême opposé, le quart Nord Est ne partage pas du tout ces problématiques sécuritaires, à une écrasante majorité : 63% des maires la jugent accessoire (« Peu importante »). A l'inverse de cette dichotomie géographique, la nature des collectivités tend à s'effacer : « Nos premiers clients furent indéniablement les grands villes, urbaines. C'était en 2009. Trois ans plus tard, ce n'est plus vrai : nous équipons par exemple de toutes petites localités balnéaires qui souhaitent surveiller leurs pontons hors saison, des campings, etc. La vidéo-protection s'est banalisée », analyse Andrew Bartram. Vidéo-protection, oui, mais comment ? Le Wi-Fi n'est pas la seul moyen pour une collectivité de s'équiper d'une solution de vidéo-protection, mais c'est probablement le plus simple : absence de câblages et / ou tranchées, modularité, autres usages rendus possibles par ce même réseau Wi-Fi, impact nul des intempéries sur le signal radio, fiabilité, etc. « En réalité, de nombreuses collectivités ont déjà un système de Wi-Fi en place », souligne Andrew Bartram, « mais elles n'ont pas le réflexe d'en étendre l'usage à la vidéo-protection, alors que toute l'infrastructure est déjà en place et que les solutions d'aujourd'hui sont en mode 'plug & play' ! ».