Vidéosurveillance : des progrès et une efficacité constatée depuis l’an 2000

Par Bernard M.
Publié le 02 septembre 2009 à 17:38

D'après des informations parues la semaine passée dans la presse nationale et régionale, un rapport remis à Brice Hortefeux au mois de juillet conclurait à l'effet dissuasif des caméras sur la voie publique et donc à l'efficacité des dispositifs de vidéosurveillance.

Ce rapport, réalisé par l'Inspection générale de l'Administration (IGA), l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l'Inspection technique de la gendarmerie nationale (ITGN), tendrait donc à conforter l'idée selon laquelle la vidéoprotection a un impact significatif en matière de prévention. Les raisons ? Simplement parce que le nombre de faits constatés baisse plus rapidement dans les villes équipées que dans celles où aucun dispositif n'est installé. En revanche, l’arrestation des coupables filmés en flagrant délit reste encore à un niveau beaucoup trop faible et sur ce terrain d’importants progrès restent à faire.

Enfin, le document soulignait enfin qu’une densité trop faible ne permettait pas de maîtriser les agressions puisqu'en dessous d'une caméra pour 2 000 habitants, les agressions contre les personnes progressaient même plus vite (+ 44,8 % !) que dans les villes qui n'ont aucun équipement (+40,5 %). Ce constat vient fort justement souligner l’importance de distinguer les systèmes « vidéos alibis » et ceux ayant un caractère plus opérationnel d’une part et le nécessaire discernement à faire entre les milieux urbains, périurbains et ruraux.