Prix du gaz : -2,41% dès septembre, votre facture va chuter. Qui peut en profiter ?

Prix du gaz : -2,41% dès septembre, votre facture va chuter. Qui peut en profiter ?
Par Laetitia Laporte
Publié le 01 septembre 2025 à 07:00

À l’heure où chaque euro compte dans le budget des ménages, une petite éclaircie se profile à l’horizon : la Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient d’annoncer une baisse du prix repère du gaz dès septembre. Mais derrière ce chiffre, quel impact réel pour votre facture ? Quels sont les vrais moteurs de cette diminution, et qui pourra véritablement en profiter ?

Une annonce attendue : la bonne nouvelle de la rentrée

Alors que l’anxiété énergétique planait encore il y a quelques mois, la CRE vient rassurer les Français : à partir de septembre, le prix du gaz va reculer. Une annonce qui tombe à pic pour des millions de foyers équipés d’un chauffage au gaz ou utilisant le gaz pour la cuisson et l’eau chaude.

En septembre, le prix du kilowattheure (kWh) de gaz pour la cuisson et l’eau chaude va baisser de 1,87 %, tandis que celui destiné au chauffage chutera de 2,41 %. Des baisses qui, mises bout à bout, pourraient alléger sensiblement la facture annuelle des ménages concernés.

Pourquoi cette baisse maintenant ?

La baisse des prix n’est jamais le fruit du hasard. Plusieurs facteurs convergent cette année pour offrir un répit sur le front du gaz. Tout d’abord, l’espoir d’une stabilisation du conflit en Ukraine joue un rôle clé. Les discussions entre l’Ukraine, ses alliés occidentaux, la Maison Blanche et le Kremlin entretiennent l’espoir d’une détente, qui se répercute sur les marchés de l’énergie, traditionnellement très sensibles à la géopolitique.

Mais ce n’est pas tout. Depuis plusieurs mois, les cours européens du gaz naturel reculent. Ce phénomène s’explique par un approvisionnement stable et régulier, qui rassure les marchés et évite les flambées de prix observées par le passé.

Moins de tensions internationales, des stocks bien remplis, et une demande en légère baisse en Europe : tous les ingrédients sont réunis pour une détente sur le front du gaz… du moins pour l’instant.

Concrètement, combien allez-vous économiser ?

Sur le terrain, ces baisses se traduisent par des centimes qui, cumulés sur l’année, deviennent des euros bienvenus. Pour la cuisson et l’eau chaude, le prix du kWh passe de 0,13920 € en août à 0,13659 € en septembre. Pour le chauffage, le kWh glisse de 0,10801 € à 0,10540 €.

  • Un ménage consommant 11 200 kWh par an verra sa facture baisser d’environ 29 euros sur l’année.
  • La baisse sera visible dès la facture de septembre pour les clients concernés.

Qui profitera vraiment de cette baisse ?

La baisse des prix repères ne concerne pas tout le monde de la même façon. Seuls les particuliers ayant souscrit à une offre à prix variable ou indexée verront leur facture s’ajuster à la baisse dès septembre. Ces offres suivent, mois après mois, les recommandations de la CRE.

Attention : les ménages ayant opté pour un contrat à prix fixe ne bénéficieront pas de cette baisse. Leur tarif restera identique jusqu’à la fin de leur engagement, même si le prix de référence recule.

Face à ce constat, il peut être intéressant pour certains de reconsidérer leur contrat – mais pas sans réfléchir, car la volatilité du marché peut aussi jouer en sens inverse.

Un soulagement… mais pour combien de temps ?

Si la baisse annoncée pour septembre est une excellente nouvelle, la prudence reste de mise. Les observateurs s’accordent à dire qu’il est trop tôt pour savoir si cette tendance va se poursuivre dans les mois à venir. Les marchés du gaz restent dépendants de nombreux facteurs : conditions géopolitiques, approvisionnements, météo et évolutions de la demande.

Cette accalmie des prix du kWh ne compensera qu’en partie la hausse de l’abonnement au gaz, entrée en vigueur le 1er août. Cette hausse est due à l’augmentation de la TVA sur l’abonnement, passée de 5 % à 20 % suite à une directive européenne.

Le gaz, un marché toujours sous tension

L’équilibre des prix du gaz reste fragile. Si l’Europe parvient à maintenir un approvisionnement stable et une demande modérée, la détente pourrait se prolonger. Mais le moindre soubresaut dans les relations internationales ou un hiver particulièrement froid pourrait faire repartir les prix à la hausse.

Pour les consommateurs, l’enjeu sera donc de rester vigilants et de bien surveiller les conditions de leur contrat. Les offres à prix variable permettent de profiter rapidement des baisses, mais exposent aussi à des remontées soudaines. À chacun de peser le pour et le contre selon sa situation.

En septembre, la baisse du gaz viendra apporter un peu de répit aux ménages. Mais dans ce secteur, rien n’est jamais acquis. Un conseil : gardez un œil sur votre contrat et sur les annonces de la CRE dans les prochains mois.

En attendant, cette bonne nouvelle tombe à pic pour préparer la rentrée… et, pourquoi pas, envisager l’hiver avec un peu plus de sérénité.