Alerte retraite : 134€ en moins par mois pour tous les retraités dès 2026
Publié le 19 juillet 2025 à 07:00
Une pression croissante sur les retraités français
La situation devient de plus en plus préoccupante pour les 17 millions de retraités français. Depuis plusieurs mois, une série de déclarations émanant de membres du gouvernement a de quoi inquiéter les aînés. François Bayrou et plusieurs ministres ont successivement évoqué différentes pistes pour réaliser des économies sur les retraites.
Certaines mesures ont déjà fait couler beaucoup d'encre dans les médias, comme la suppression de l'abattement fiscal de 10% appliqué sur les revenus des retraités, ainsi que la réduction du crédit d'impôt dont bénéficient les retraités qui emploient une personne à domicile (jardinier, assistant à domicile, etc.).
L'« année blanche » : une mesure d'exception pour 2026
L'exécutif veut instaurer une « année blanche » en 2026. Concrètement, cela consiste à maintenir les dépenses publiques à leur niveau actuel, sans les augmenter. En clair, les dispositifs fiscaux, les aides sociales et les pensions de retraite ne seraient pas revalorisés.
Chaque année, le barème de l'impôt sur le revenu, les allocations ou les pensions versées tous les mois par la CNAV (Caisse nationale d'assurance-vieillesse) sont indexés sur le taux d'inflation en vigueur au cours de l'année écoulée.
Si la mesure venait à être adoptée, cela signifierait que les 17 millions de retraités français ne verront pas leurs pensions être rehaussées au 1er janvier 2026.
Un impact financier direct sur le pouvoir d'achat
Selon les projections actuelles basées sur l'évolution de l'inflation, les pensions de retraite devraient normalement être revalorisées de 1,4% au 1er janvier 2026. L'absence de cette revalorisation aurait un impact financier direct sur le pouvoir d'achat des retraités.
Alors qu'une pension de retraite du régime général s'élève en moyenne à 814 euros nets par mois, cette « année blanche » représenterait une perte de 11,40 euros par mois pour les seniors, soit 134,30 euros de moins sur l'ensemble de l'année 2026.
Ainsi, l'État espère économiser environ 4 milliards d'euros grâce à cette mesure.
Un précédent historique
Des répercussions au-delà des seules pensions
Cependant, la mise en place d'une « année blanche » aurait des répercussions qui dépassent largement les seules pensions de retraite. Sur le plan fiscal, cette mesure conduirait au gel du barème de l'impôt sur le revenu.
Mécaniquement, une telle décision engendrerait une hausse des prélèvements pour les contribuables, parmi lesquels on trouve près de 8,5 millions de retraités. En somme, cela reviendrait à créer une hausse d'impôts déguisée.