100 000 arbres plantés grâce au recyclage de cartouches d'imprimante

Par Bernard M.
Publié le 30 janvier 2009 à 13:25

la société MBP et Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, ONG qui agit aux côtés des populations rurales des pays en développement, célèbrent les deux ans de leur partenariat, avec 100 000 arbres plantés. MBP reverse à l’association 1 € sur chaque cartouche PrintEco achetée, pour financer des actions de reforestation. Cette action est doublement écologique, puisque la cartouche PrintEco est recyclée et permet de financer une action préservant l’environnement et les habitants de la forêt.

la société MBP et Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, ONG qui agit aux côtés des populations rurales des pays en développement, célèbrent les deux ans de leur partenariat, avec 100 000 arbres plantés. MBP reverse à l’association 1 € sur chaque cartouche PrintEco achetée, pour financer des actions de reforestation. Cette action est doublement écologique, puisque la cartouche PrintEco est recyclée et permet de financer une action préservant l’environnement et les habitants de la forêt. Le déboisement entraîne l’érosion et aggrave les conséquences des intempéries



La campagne de replantation vient de se clore pour l’année 2008 en Haïti, pays très fortement touché par l’érosion. L’île est à 80% couverte de montagnes, à forte pente et très érodées. Les versants déboisés ne retiennent plus les pluies, ce qui a pour première conséquence l’appauvrissement les sols qui ne sont plus nourris par les arbres, et entraîne encore plus d’érosion. De plus, Haïti est régulièrement touchée par des cyclones, et le déboisement n’a fait qu’en aggraver les conséquences : le peu d’espaces boisés restants (1,4% de la surface du pays) ne permet plus de retenir les torrents d’eau qui se déversent sur les zones habitées et cultivées, détruisant bâtiments et infrastructures sur leur passage.







Un reboisement durable, avec les familles haïtiennes



Au-delà du nombre d’arbres plantés, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières s’attache à collaborer avec la population, « à comprendre ses besoins pour un reboisement « intelligent », c’est-à-dire un reboisement durable, entretenu par les populations locales », souligne Jean Jacques Boutrou, directeur général d’Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières. En Haïti, par exemple, presque toutes les terres, même celles qui devraient être reboisées, ont été mises en culture : la pression démographique est telle que les familles paysannes doivent trouver de nouvelles terres à cultiver pour se nourrir. Les familles paysannes, aux revenus très faibles, considèrent souvent que le reboisement se fait au détriment de leur production agricole et l’acceptent mal. Par conséquent, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières propose de reboiser avec des espèces d’arbres fruitiers, dont les produits pourront être commercialisés, et permettront ainsi de générer des revenus pour ces familles. Si la saison propice à la plantation est terminée en ce moment, 7 autres hectares seront plantés aux mois de mars et avril prochains.