13e Carrefour des Gestions Locales de l’Eau A Rennes (Parc des expositions), les 25 et 26 janvier 2012

Par Bernard M.
Publié le 18 novembre 2011 à 14:16

Au fil des ans et de ses 12 éditions, le Carrefour de l’eau est devenu un rendez-vous incontournable pour les élus, agents des collectivités et industriels. En deux jours, les participants ont le choix entre une quarantaine de conférences, un salon professionnel composé de plus de 230 stands et un séminaire scientifique chapeauté par le Conseil scientifique de l’environnement de Bretagne (CSEB). Pierre Aurousseau, son président, n’hésite pas à qualifier cet événement comme « la manifestation la plus importante en France sur le thème de l’eau ». Les 25 et 26 janvier prochains à Rennes, lui et son équipe ont choisi de traiter deux thèmes majeurs : les pollutions émergentes et le diagnostic des bassins versants.



COMMENT LUTTER CONTRE LES POLLUTIONS EMERGENTES ?

Le grand public s’intéresse de plus en plus aux problématiques environnementales. La part de conscience écologique de la population grandit d’année en année, relayée par les médias qui ont bien compris la demande du public de comprendre ces enjeux. Parmi ces préoccupations environnementales, il faut distinguer celle de la contamination des eaux par les substances médicamenteuses (antibiotiques, hormones) qui sera d’ailleurs traitée lors du séminaire scientifique du Carrefour de l’eau. « C’est un problème écologique majeur » affirme Pierre Aurousseau (photo ci-contre) qui précise qu’entre l’usage humain et vétérinaire, ces substances sont rejetées et diffusées dans l’environnement par les eaux, ce qui inquiète la communauté scientifique. « Nous estimons que l’utilisation d’antiobiotiques à usage vétérinaire en France s’élève à plus de 1 000 tonnes par an ! » constate-t-il. Une pollution en effet préoccupante car elle contamine petit à petit notre environnement aquatique et ses réseaux hydrographiques.

Pierre Aurousseau estime qu’il faut trouver des moyens de lutte en amont, pour diminuer les sources de pollutions et en aval, pour réduire leurs conséquences. Concernant les sources, et en reprenant l’exemple des antiobiotiques à usage vétérinaire, il s’interroge sur les possibilités pour les agriculteurs de « réduire l’utilisation de ces produits pour le bétail ». Et en aval, d’améliorer le suivi, « notamment en baissant le coût des prélèvements et des analyses et en trouvant de nouvelles mesures pour traiter les eaux usées ».



POURQUOI DES DIAGNOSTICS POUR LES BASSINS VERSANTS ?

La reconquête de la qualité de l’eau a été engagée il y a maintenant plusieurs années. Pourtant, les problèmes sur chaque bassin versant n’ont pas toujours été clairement identifiés, ce qui rend vulnérables les actions mises en place. C’est ce que constate Pierre Aurousseau : « les diagnostics sont pour l’instant incomplets et ils n’identifient pas clairement les causes réelles des pollutions ». C’est justement le but d’un diagnostic de bassin versant : trouver les causes pour mieux les traiter ensuite.

Est-ce un problème de méthodologie, de cahier des charges ou de techniciens livrés à eux-mêmes ? Rien ne permet d’être affirmatif, mais Pierre Aurousseau souligne que « cette étude est un grand chantier qu’il faudra mener à bien » et que « plus les diagnostics seront complets, plus les actions seront performantes ».



RETROUVEZ L’INTERVIEW COMPLETE SUR : CARREFOUR-EAU.COM ET LES INTERVENTION DU CSEB SUR : CSEB-BRETAGNE.FR