Après la fête de musique, une fête du slam intiée par le ministère de la culture avec la ligue slam de France

Par Bernard M.
Publié le 12 février 2010 à 08:44

Mercredi 24 mars prochain : « dis-moi dix mots dans tous les slams » pour donner la parole à tous !
Ils seront certainement plusieurs centaines d’amateurs de poésie, débutants ou confirmés, à prendre la parole en même temps, mercredi 24 mars, un peu partout en France.

Initiée par le Ministère de la Culture grâce à l’aide du réseau national de la Ligue Slam de France, la fête du slam a pour objectif de mettre en lumière cet art oratoire qui s’est développé dans tous le pays depuis une dizaine d’années, égrenant partout en région. Au programme ? Des tournois de slam de poésie notés grâce à un jury populaire pour mettre de l’ambiance, et des scènes ouvertes, sans notes. Et toujours, le principe d’une gratuité totale pour les participants et les spectateurs, d’une liberté d’expression et d’une ouverture à tous, sans discrimination d’âge, de sexe ou d’origine.



Le slam de poésie : un mouvement partout présent

Tours, Reims, Poitiers, mais aussi Lyon, Marseille et bien sûr Paris : les villes hyperactives dans le slam de poésie sont de plus en plus nombreuses, quelque soit leur taille. Des tournois de poésie ou des scènes ouvertes, sans note, y sont organisées régulièrement. De tous âges, de 7 à 77 ans, et de tous milieux, les poètes se rencontrent dans des bars, des structures socio-culturelles ou éducatives. La plupart du temps, une trentaine de slameurs viennent prendre la parole tour à tour pour dire un texte de leur cru, devant un public souvent bien plus nombreux – jusqu’à une centaine de personnes voire le double. Aucune obligation de thème, de forme, et des règles édictées pour être enfreintes : comme celle de ne pas dépasser 3 minutes ici ou 5 minutes là, ou celles de dire son texte sans accessoire et sans musique. Voilà donc à quoi ressemble une scène de slam : des voix à nu, et une nouvelle forme de partage autour de la langue française.


La Ligue Slam de France : 1er réseau fédératif du slam de poésie en France

Créée par six activistes du slam en septembre 2009 et soutenue par Grand Corps Malade, la Ligue Slam de France est le premier réseau fédératif et démocratique du slam en France. Elle compte déjà plus d’une vingtaine d’associations adhérentes dont Tours, Reims, Poitiers, Vitry-sur-Seine, Angoulême, Lyon, Marseille, Nantes, Rennes, Le Mans, Brest, Strasbourg, Saint-Pierre de La Réunion… Ses objectifs ? Informer et organiser le mieux possible le slam de poésie en France pour renvoyer les demandes d’informations du public, et notamment des enseignants, vers les bons interlocuteurs au niveau local, tout en favorisant les échanges interrégionaux. Les moyens ? Une plate-forme proposant un historique du slam ainsi qu’un annuaire qualifié des associations sur www.ligueslamdefrance.com, et un engagement associatif complet pour tous les événements slam.



La fête du slam : « dis-moi dix mots dans tous les slams »

Initiée par le Ministère de la Culture, « Dis moi dix mots dans tous les slams » n’aurait pu voir le jour sans la participation active de la Ligue Slam de France et de l’ensemble des collectifs de slam locaux en France. Dans le cadre de la Semaine de la Langue française, il s’agit d’initier le plus de scènes de slam de poésie en France pour rendre au mouvement la visibilité qu’il mérite et fêter ainsi la libre expression. Et comme le slam est d’abord un mouvement de société local, il paraissait évident de rendre l’initiative au local. Chacun est donc libre d’organiser la scène qui lui plaît, dans le lieu qui lui plaît, sous réserve qu’il soit public et gratuit, et de le répertorier dans le programme national sur le site www.dismoidixmots.culture.fr.