Bockel a choisi le camp de la réforme
Publié le 20 juin 2007 à 10:30
En entrant dans le second gouvernement Fillon comme secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, Jean-Marie Bockel signe une rupture avec un Parti socialiste où il fut souvent isolé
Las de tenter de moderniser le PS, dont il s'attend à être exclu, le maire de Mulhouse dit avoir choisi le camp de la réforme.
"Il y a un moment où on se dit 'est-ce qu'on va continuer comme ça très longtemps ?' Lorsque, par ailleurs, il y a une vraie volonté de réforme, une vraie volonté d'ouverture et des personnes - je pense au président de la République - qui sont loin de la caricature que l'on fait parfois à gauche", a-t-il expliqué sur RTL juste après sa nomination mardi.
Avec Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Jean-Pierre Jouyet (Affaires européennes), Bernard Besson (Prospective) ou encore Fadela Amara (Ville), Jean-Marie Bockel vient allonger la liste des personnalités de gauche ayant accepté la main tendue du chef de l'Etat.
Une "trahison", estime le Mouvement des jeunes socialistes, qui fustige "les nouveaux débauchages opérés par la droite".